réactions après le coup de poing sur la table de la HAAC



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Mauvais temps pour les médias en ligne au Bénin, mardi, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) ordonne la suspension immédiate de toute publication sous peine de sanction. L’organe estime que les sites internet, les Web TV naissent et fonctionnent sans agrément alors que le code de l’information exige une autorisation préalable.

Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan

Le président de l’organe de régulation des médias dit avoir constaté ces derniers temps, la création tous azimuts de médias en ligne sans autorisation et ordonne -ce sont ses termes- de mettre fin à toute publication, sans délai.

Ce n’est pas la première fois: en 2018, la même institution, dirigée par une autre équipe, avait tenté une régulation, et lancé un appel à candidatures non vidé à ce jour. Une quarantaine de dossiers avaient été pré-sélectionnés et la HAAC avait eu trois mois pour attribuer les agréments. Mais les promoteurs qui ont postulé attendent toujours.

Entre-temps de nouveaux médias sont nés, ce qui rallonge la liste. Le président des patrons de télévisions en ligne se réjouit et espère avec cette mesure, un assainissement. Le patron d’un journal en ligne, qui a requis l’anonymat, estime au contraire que la « propension à tout contrôler et à tout verrouiller continue ».
Un des pionniers de la Web télévision lui déplore le contenu du cahier des charges : selon lui, il est corsé à dessein et n’a rien à voir avec ce qui se fait chez nos voisins.

Beaucoup attendent de voir si les médias en ligne vont obéir et cesser de paraître, ils veulent voir aussi comment l’institution va s’y prendre pour sanctionner ceux qui choisiront la défiance.

À écouter aussi : Au Bénin, les médias en ligne doivent désormais obtenir une autorisation 



rfi

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