Afrique: Sommet sur la transition énergétique – Mouhamadou Makhtar Cissé présente le plan de résilience du continent


La Covid-19 n’a pas épargné le secteur énergétique. Restituant les résultats des travaux de ministres africains sur l’énergie, le ministre du Pétrole et des Énergies du Sénégal, Mouhamadou Makhtar Cissé, a évoqué, entre autres, l’importance des investissements, du transfert de technologie et de la capacité de stockage, pour une énergie propre et un secteur résilient.

« De l’énergie propre pour une meilleure économie et un meilleur système énergétique ». C’est l’une des phrases introductives de Dr Birol, modérateur du Sommet international sur la transition vers les énergies propres.

Au cours de cette visioconférence tenue ce jeudi, le ministre du Pétrole et des Énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé, a restitué les conclusions de la table ronde ministérielle sur l’impact de la Covid-19 sur les systèmes énergétiques africains co-organisée par le Sénégal.

À l’en croire, cette crise sanitaire a cueilli en plein vol le secteur énergétique africain qui, pourtant, avait entamé l’année 2020 sur de bons auspices. « La Covid-19 a ralenti les perspectives d’accès à l’électricité dans plusieurs pays », a-t-il constaté.

Devant cette situation économique difficile, le ministre sénégalais s’est dit convaincu de la nécessité d’incorporer autant que possible l’énergie propre dans la politique des États. Une opportunité, selon lui, de garantir la stabilité et la sécurité, mais aussi de fournir une énergie durable aux citoyens.

Pour y arriver, Mouhamadou Makhtar Cissé a insisté sur plusieurs facteurs, tels que le renforcement du climat favorable aux investissements par de bonnes stratégies sur le contenu local, le développement des compétences locales, le transfert de technologies et le renforcement des capacités par la formation.

Parmi les solutions post-Covid-19 rapportées par le ministre du Pétrole et des Énergies, il y a la capacité de résistance aux « chocs du futur » adossée au renforcement des investissements dans les réseaux et mini-réseaux et dans la régénération électrique.

Le facteur humain pourrait être déterminant dans la reprise et les perspectives du secteur de l’énergie. À en croire M. Cissé et ses homologues, la relance du secteur constitue également un cadre propice au développement de nouvelles compétences, « en donnant la possibilité aux entrepreneurs africains de laisser libre cours à leur créativité, pour une plus grande diversification économique ».

L’augmentation des capacités de stockage figure en bonne place parmi les recommandations présentées à l’Aie et aux autres pays intervenants.

À ce niveau, les ministres africains militent en faveur de la modernisation des raffineries afin d’avoir des produits moins polluants et de bonne qualité.

Tous ces efforts doivent aller avec une plus grande coopération, selon M. Cissé. Ceci, a-t-il dit, permettra « de bâtir des systèmes énergétiques solides, durables et résilients sur le continent ».



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