Aux Philippines, la principale chaîne de télévision est définitivement arrêtée



Suspendue depuis mai dernier, la chaîne ABSCBN s’est vu refuser le renouvellement de son autorisation d’émettre. Un acte qui rappelle la censure imposée durant la loi martiale pour certains, une mesure contre l’oligarchie pour les autres.

Le 10 juillet, les membres de la Chambre des représentants aux Philippines ont voté à 70 voix contre 11 le non-renouvellement de la franchise de la chaîne de télévision et de radio ABS-CBN, la plus importante du pays. Sa diffusion était suspendue depuis début mai, après l’expiration de son autorisation d’émettre de vingt-cinq ans, le Congrès ayant tardé à se décider sur le renouvellement de celle-ci, explique le quotidien The Philippine Daily Inquirer.

Après la décision de la Chambre, le porte-parole de la présidence des Philippines, Harry Roque, a contesté avec véhémence le parallèle qui est fait entre le non-renouvellement de cette franchise et la fermeture de la chaîne durant la dictature du président Ferdinand Marcos, entre 1972 et 1986, poursuit le journal.

Pour Harry Roque, il est inconcevable de comparer la situation actuelle à celle de 1972, quand la loi martiale a été imposée :

Nous savons tous que ce qui s’est passé durant la loi martiale est différent. À l’époque, la chaîne avait été fermée malgré sa franchise. Aujourd’hui, la franchise a expiré et n’a pas été renouvelée.”

Il répondait ainsi aux déclarations du vice-président, Leni Robredo – un opposant au président philippin actuel, Rodrigo Duterte –, qui estime que l’histoire se répète et qui voit dans le non-renouvellement de la

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