Cameroun: Université de Ngaoundéré – Plus d’un milliard de F débloqués


Le conseil d’administration a pris la décision de prélever cette somme sur les 9,8 milliards de F du budget de cette institution pour lutter contre la pandémie.

La lutte contre la pandémie du coronavirus prend une autre tournure au sein de l’université de Ngaoundéré. Outre les dispositifs de sécurité sanitaire déjà mis en œuvre par les responsables pour préserver la santé des « cops », d’autres vont s’ajouter dans les jours qui suivent pour renforcer la ceinture de sécurité autour de la communauté estudiantine. L’annonce a été faite la semaine dernière lors de la troisième session extraordinaire du conseil d’administration tenue à l’amphi 750.

Au menu des travaux, l’examen et l’adoption du projet de performance de l’exercice 2020 réajusté, « Il est urgent de protéger nos étudiants face à la menace. Nous nous sommes réunis sur ce sujet pour trouver une solution efficace », a souligné le Dr Aboubakar, Pca de l’université de Ngaoundéré. Pour une réponse multisectorielle et disciplinaire, les membres du conseil ont estimé qu’il faut consacrer des ressources financières conséquentes. D’après l’évaluation de besoins urgents, la somme de 1, 087 milliards de F sera mise à la disposition de l’université pour mener à bien cette lutte.

Il faut souligner que cette initiative intervient à la suite de nouvelles directives du premier ministre, chef du gouvernement invitant les institutions publiques et privées à faire usages des dotations budgétaires qui étaient prévues pour les jeux universitaires et autres activités péri académiques pour lutter contre la Covid-19. Pour ce faire, les membres dudit conseil ont d’abord mis en avant la mise à niveau des infrastructures (réhabilitation du centre médico-social, ambulance médicalisée, télésurveillance).

Ils ont ensuite sollicité du matériel sanitaire à l’instar d’une infrastructure adaptée aux gestes barrières, les dispositifs numériques et mécanisés de lavage des mains, enfin les activités académiques telles que la prime de surveillance, la rémunération des heures supplémentaires des vacataires, le e-learning, et bien d’autres. « Nous devons avoir les moyens financiers pour suffisamment répondre à nos besoins. C’est le cas du e-learning dont l’accès de bande passante de 100 mégabits par mois nous exige 15 millions de F », a souligné, le Pr. Uphie Chinjé Melo, recteur de l’Université de Ngaoundéré. Cette détermination arrive à un moment où près d’une trentaine d’étudiants et d’enseignants sont testés positifs au sein du campus de Dang.



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