Cameroun: Obsèques – Nguéa Laroute repose à Tondè


L’artiste musicienne décédée le 14 juin dernier à Douala, a été inhumée samedi dans cette localité située dans le département du Nkam.

Il y avait foule samedi à Tondè, petite bourgade du département du Nkam, à l’occasion des obsèques de Koubinom Louise, plus connue sous son nom d’artiste, Nguéa Laroute, le soleil de décembre du Nkam, qui a cessé de briller le 14 juin dernier des suites de maladie. De nombreux artistes musiciens, sous la conduite de San Fan Thomas, le ministère des Arts et de la Culture représenté par son inspecteur général, Théophile Eyango, des amis et connaissances venus en grand nombre, ont assisté la famille éplorée de la défunte.

La cérémonie a commencé avec l’ancien d’église Adolphe Mbock Mbock Mbock, qui a salué la mémoire de « Mama Nguéa » comme on l’appelait affectueusement. Femme affable, solidaire, belle, courageuse, téméraire et à la voix suave, la digne fille du Nkam n’a pas été épargnée par la vie. La sienne n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, mais elle a toujours su trouver les ressources pour pouvoir rebondir. Elle restera à jamais dans les cœurs malgré sa mort.

L’officiant du jour a appelé la famille frappée par le chagrin à croire que la mort n’est pas la fin malgré les apparences. Il faut trouver la force et le courage pour continuer à vivre et elle a pour cela besoin de la grâce et de la miséricorde de Dieu. Il y a un temps pour tout. « Honorons l’artiste qui nous quitte et fortifions notre vie avec le Christ pour ne pas être éprouvé au-delà de nos forces et entrez ainsi dans le royaume des cieux », dira-t-il. S’appuyant sur les écrits de Paul aux Romains, chapitre 2, verset 12, chapitre 9, versets 14 et 15 et chapitre 11, verset 33, il a proclamé que Dieu reste juste malgré nos souffrances. Dieu est bon et parfait et fait pleuvoir sur le juste et l’injuste. Et de s’interroger sur le devenir de l’humanité si Dieu se devait d’être tel que nous, les hommes, le souhaitions avant d’appeler les uns et les autres à lui faire confiance pour l’accomplissement de son plan.

Des témoignages de la famille qui s’est inclinée devant la volonté de Dieu, tout était dans la retenue et le recueillement. Pas de discours grandiloquents ou autre emphase. Les grandes douleurs sont muettes, dit-on. On retiendra que Nguéa Laroute était une sœur, une tante courageuse, affectueuse, à l’écoute et pleine d’amour, qui a transcendé les difficultés de sa vie. Populaire, elle a fait la fierté de la famille et cette dernière ne veut garder d’elle que cette image là.

Sam Fan Thomas, au nom des artistes, a exprimé son émotion et celle de la famille musicale camerounaise et présenté à la famille éprouvée les condoléances de tous les artistes. Tout comme l’inspecteur général du ministère des Arts et de la Culture. Des mots qui sauront consoler la famille et qui chemineront aux côtés de Mama Nguéa dans l’au-delà.



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