Cameroun: Correspondance administrative – Leçons pour les élus


A travers un essai, l’honorable David Manfouo propose des techniques et méthodes adaptées aux défis de la décentralisation.

De quoi parle-t-on généralement, lorsqu’on dit que « l’administration est écrite » ? En parcourant l’essai de l’honorable David Manfouo, député à l’Assemblée nationale ont pourrait aisément dire qu’il s’agit de faire de l’écrit pour concevoir des documents d’information générale, d’information interne et d’injonctions. Bien plus, il est question de faire recours à l’écrit pour communiquer. A ce titre, cet exercice requiert une certaine technique et le respect des normes.

« Précis de correspondance administrative. A l’adresse des parlementaires, des maires, des chefs de région… » est donc ce bréviaire qui recense des recettes inspirées des cas pratiques, pour « réussir une correspondance administrative ». David Manfouo parle, dans ce contexte, de trois préalables majeurs que sont « la bonne maîtrise de l’information à transmettre, la manière de la transmettre et la prise en compte de certains principes/exigences formels et contenu inhérents à sa nature ». Cet essai de 355 pages, avec une volumineuse annexe, est divisé en quatre parties. En ouverture, l’auteur s’attarde sur la présentation générale de la correspondance administrative et de documents d’informations générales, d’injonctions et d’informations internes. Il définit ce qu’on entend par « correspondance administrative », ou « l’ensemble des textes rédigés au sein d’une administration, entre deux administrations ou entre une administration et un particulier ». Ceci dans le but d’informer, de proposer des services, de donner des instructions ou des directives, de négocier, de transmettre des données… ou tout autre objectif.

L’ouvrage de David Manfouo sorti aux Editions Clé parcourt également les caractéristiques (formelles et de contenu) d’une correspondance administrative. Le rédacteur doit notamment être regardant sur la propreté du document, sa taille et l’harmonisation du texte. En outre, il devra apprécier de près la clarté et la précision, la politesse et la courtoisie, l’objectivité, la responsabilité, l’esprit de réserve et de prudence, le sens de la dignité, le respect de la hiérarchie, entre autres.

Un plus est réservé aux parlementaires et élus locaux. A travers les généralités sur le parlement camerounais et sur la municipalité/région, l’auteur ouvre une fenêtre sur les correspondances parlementaire, municipale ou régionale. « Un acte de générosité, un précis qui traite de ce qu’il y a d’essentiel dans la rédaction administrative », écrit le préfacier, le Pr. Alain Cyr Pangop.



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