Chérif Bah : « Pourquoi nous appelons nos militants à se recenser… » | Africa Guinee


CONAKRY-Bien qu’il conteste et rejette le chronogramme de l’élection présidentielle proposé par la CENI, le principal parti d’opposition appelle ses militants de participer aux opérations de révision exceptionnelle des listes électorales qui démarrent  ce 17 juillet et qui dureront deux semaines. Certains, au sein de l’opinion, dénoncent une « contradiction » de la part de l’union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), dirigé par Cellou Dalein Diallo. Interrogé par Africaguinee.com, Ibrahima Chérif Bah, l’un des vice-présidents du parti a justifié leur décision.

« La révision du fichier électoral est une tâche légale qui est imposée à la CENI. Chaque année, normalement d’octobre à  décembre, la CENI doit faire la révision, mais elle ne le fait pas, elle ne fait  jamais les élections à temps. C’est toujours du temps perdu et attendre à la dernière minute pour sortir des chronogrammes qui ne tiennent pas la route. C’est ce qui fait qu’on a dit qu’au lieu de se concentrer sur la mascarade du 22 mars et faire perdre du temps aux guinéens sur une constitution qui n’en n’est pas une et une assemblée nationale qui n’en n’est pas une, la CENI doit se concentrer pour faire une élection présidentielle normale », explique le vice-président en charge de la communication de l’UFDG.

La CENI doit se ressaisir…

M. Ibrahima Chérif Bah admet que le chronogramme qui est fait n’est pas bon parce qu’il a été fait en dehors des acteurs politiques, mais, nuance-t-il,  il y a le fichier à réviser. Selon lui, il n’y a pas de contradiction entre le rejet du chronogramme et l’exécution d’une action qui répond en elle-même à un élément d’assainissement du fichier.

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« Qu’est-ce qu’un bon fichier ? C’est un fichier qui permet à quelqu’un en âge de voter, de voter quand il y a une élection qui a lieu là où il réside. Or, cette révision-là, il faut qu’elle permette aux gens qui ne sont pas recensés à l’étranger et sur le territoire national de pouvoir s’inscrire sur le fichier. Donc ça fait partie d’un élément d’assainissement du fichier. Le temps est court parce que la CENI sabote le travail, mais nous souhaitons que ça se passe dans les règles de l’art. La CENI doit se ressaisir pour faire un travail correct. Nous voulons profiter de cette période pour recenser au maximum nos militants qui sont prêts à voter le moment où on sera d’accord de voter. Donc, il n’y a pas de contradiction entre le rejet du chronogramme et l’exécution d’une action qui répond en elle-même à un élément d’assainissement du fichier. Puisque ça permet de mettre dans le fichier des gens qui ont le droit d’y être », défend M. Bah.

15 jours est-il suffisant pour recenser tous les électeurs en âge de voter ?

Ce vice-président de l’UFDG prévient que l’appel à la participation aux opérations de révision exceptionnelle des listes électiorales ne veut pas dire que le parti cautionne le chronogramme de la CENI. Il précise que les exigences de l’opposition pour un scrutin transparent reste toujours de mise.

« Légalement la durée du recensement, c’es trois mois. Mais nous comprenons que le souhait du RPG et de son gouvernement parti-Etat, c’est de nous exclure toujours. Mais nous n’allons pas prêter le flanc. Cette petite révision de 15jours, si elle peut avoir quelques milliers de gens enregistrés correctement, c’est important. Ça ne veut pas dire qu’on donne une caution au vote, nous continuerons à nous battre pour qu’il y ait des conditions normales pour que le vote soit transparent, honnête et sincère. Nous maintenons ce qu’on a toujours indiqué comme conditions. A savoir  : la dissolution de l’Assemblée Nationale et la constitution qui  n’en est pas une et tout ce qu’il y a comme élément dans le fichier lui-même (…) leur souhait est que nous soyons exclus, nous refusons cela, à chaque fois que nous avons une opportunité d’être dans le fichier nous allons la saisir. C’est pour cela nous avons dit à nos démembrements de la CENI  (CESPI et CEPI) de suivre le processus, de surveiller et veiller à ce que la loi soit appliquée », laisse entendre Ibrahima Chérif Bah.

A suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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