Cameroun: « C’est un phénomène qui prend de l’ampleur »


Nouhou Bello, préfet du département du Mbéré.

Depuis quelque temps, la ville de Meiganga enregistre de nombreux décès des suites de morsures de serpents. De quoi s’agit-il concrètement ?

Oui effectivement dans certains quartiers de la ville on enregistre plusieurs cas de morsures de serpents et certains ont malheureusement donné lieu à des décès. Ces incidents sont survenus dans les maisons d’habitation de nos populations. Certains ont été mordus dans leur sommeil voire dans les toilettes. Le dernier décès est celui d’une dame qui en a été victime et en est décédée. Nous constatons que c’est un phénomène qui prend de l’ampleur cette fois bien que n’étant pas nouveau.

D’où viennent ces reptiles pour se retrouver aisément dans les maisons ?

Ce phénomène est beaucoup plus récurent dans les quartiers qui longent un ruisseau et c’est de là que sortent les serpents. Puisque ces endroits sont entourés d’herbes, ceux-ci viennent se promener dans les domiciles et ainsi, leur cohabitation avec les locataires devient fatidique chez la plupart. Ce qui fait que cette fois, nous enregistrons des décès répétés et la situation devient inquiétante.

Quelles sont les mesures prises afin de mettre la population à l’abri ?

Nous avons prescrit aux sous-préfets, aux maires et aux districts de santé de procéder à une campagne de sensibilisation de la population dans les quartiers. Nous invitons aussi à la population à éviter de construire dans les zones à risque notamment dans les marécages et le long des cours d’eau. Dans le même ordre d’idées, il leur est demandé de mener des campagnes d’hygiène et de salubrité. Les chefs de quartiers doivent veiller à ce que les alentours des maisons soient propres pour réduire la présence de ces reptiles. Ils doivent insister sur le désherbage systématique de leur espace et les maires doivent veiller à cela parce que nous devons vivre dans un environnement sain.



allafrica

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