Cameroun: Formation professionnelle – Les partenaires privés sollicités


Le ministre Issa Tchiroma Bakary a démarré hier par Yaoundé une campagne de sensibilisation pour leur implication dans l’opérationnalisation prochaine de huit centres de formation du pays.

Gardien puis livreur, préparateur de commandes, assistant du directeur d’exploitation. Depuis quelques mois, Gaston Nanga est le directeur d’exploitation de Centragel, entreprise spécialisée dans la chaîne des produits carniers. Un parcours conté hier à Yaoundé par le concerné à Issa Tchiroma Bakary, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop). C’était dans le cadre du lancement de la campagne de sensibilisation des partenaires du secteur privé dans la perspective de la mise en place prochaine de deux types de structures. Il s’agit des Centres de formation aux métiers (Cfm), essentiellement non agricoles en milieu rural dans les villes de Ndop, Ebebda, Maroua, Bertoua, Ngaoundéré, Bandjoun et des Centres de formation professionnelle sectoriels (Cfps) à Douala et Edea.

La promotion desdits établissements de formation professionnelle a été expliquée au cours des trois étapes de la capitale camerounaise. Le Minefop s’est rendu tour à tour à CentraGel, à Hlog (faisant dans la logistique et le transport) et à la Société anonyme des Brasseries du Cameroun. A chaque étape, Issa Tchiroma Bakary a souhaité la collaboration des opérateurs économiques privés dans la formation professionnelle de la ressource humaine camerounaise. Cela passe par l’ouverture de leurs structures agréées au plus grand nombre de Camerounais en quête d’une qualification professionnelle ou par leur implication dans les prochains Cfm et les Cfps financés sur fonds C2D. De ces entreprises privées, il est sollicité leur expertise dans la constitution d’un référentiel de formation à des métiers émergents adaptés aux besoins du marché de l’emploi. Des opérateurs privés qui seront mis à profit dans la mise en œuvre de ces savoirs et dans la gestion partagée de ces centres de formation professionnelle.

Le chômage des jeunes est une préoccupation du gouvernement de la République, a rappelé le Minefop. Des pouvoirs publics qui incitent surtout le tissu économique local à trouver des solutions endogènes à cette problématique à travers la formation d’une main d’œuvre abondante et qualifiée. A cet effet, Issa Tchiroma Bakary a assuré la détermination de l’Etat d’accompagner toutes les initiatives allant dans ce sens. Ce jour, la caravane de sensibilisation dépose ses valises dans les villes d’Ebebda et Obala.



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