Cameroun: Karaté – Du ramdam à la fédération


Des athlètes se plaignent notamment du non-paiement des primes et de harcèlement sexuel.

Un document de 19 pages intitulé : « Rapport sur les violences sexuelles dans le karaté au Cameroun » circule sur les réseaux sociaux depuis quelques jours, établi à la demande du Cercle des ceintures noires de karaté du centre. Six athlètes ont été auditionnées par les membres de la commission présidée par Me Francis Ampère Simo. Elles se plaignent notamment de tentative de viol, d’outrage à la pudeur et de harcèlement sexuel. En guise de représailles, elles ne sont plus convoquées en équipe nationale. Un usage interne du rapport sera fait, apprend-on à la Fédération camerounaise de karaté. « Les athlètes ont énuméré une série de plaintes parmi lesquelles la question des primes. Pour les questions de mœurs, certaines se sont désolidarisées parce que n’étant pas concernées. C’est pour cela qu’on a choisi d’auditionner les concernés dans un autre cadre. Le rapport de ces plaintes devait être examiné par la Commission de discipline de la fédération. Sauf qu’au lieu d’y atterrir, il s’est retrouve sur Internet et les réseaux sociaux », regrette Bertin Dongmo, le secrétaire général de la Fécakaraté.

En effet, c’est le 4 juillet dernier que la Fécakaraté a convoqué les athlètes, pour examiner leurs plaintes. La principale étant le non-paiement des primes des compétitions auxquelles ils ont participé ces dernières années. « Les explications données par le président, Emmanuel Wakam leur ont permis de comprendre que non seulement l’argent n’a toujours pas été débloqué, mais qu’il n’a jamais été détourné par les responsables de la fédération. Quelque temps après cette rencontre, les athlètes ont reçu les primes du Championnat d’Afrique, Gaborone 2019 », poursuit le SG.

Parmi les personnalités incriminées dans ce rapport, Me Emmanuel Wakam, le président de la Fécakaraté. Mais il s’en défend : « Je ne ferai jamais des actes odieux », déclare-t-il dans une vidéo. Tout en se satisfaisant du blason redoré du karaté camerounais aussi bien sur le plan sous régional que continental, le président déclare sévir contre toutes les personnes indexées dans le cadre de « cette affaire ». Notamment des entraîneurs, des encadreurs et des arbitres. En attendant la lumière sur cette affaire, certains y voient les prémices des batailles pour le renouvellement des organes dirigeants.



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