Cameroun: Réforme du système éducatif – On s’arrime à l’international


Les acteurs des secteurs de l’éducation ont procédé à la validation de deux documents stratégiques hier à Yaoundé lors d’une cérémonie présidée par Laurent Serge Etoundi Ngoa.

Bientôt, le Cameroun aura une plateforme contenant les données statistiques de son système éducatif. Du primaire à l’université, en passant par le secondaire et les formations. C’est l’un des défis majeurs du Plan stratégique national de développement et de pérennisation du Système d’information pour la gestion de l’éducation (Sige) et de la carte scolaire au Cameroun. Les acteurs du système éducatif au Cameroun se sont retrouvés hier à Yaoundé pour valider ce document. Il s’agit des départements en charge de l’Education de base, des Enseignements secondaires, de l’Enseignement supérieur, ainsi que de la Formation professionnelle. La cérémonie d’hier était conduite par le ministre de l’Education de base (Minedub), Laurent Serge Etoundi Ngoa, par ailleurs vice-président du Comité de pilotage du suivi de la mise en œuvre de la stratégie du secteur de l’éducation.

Concrètement, ce document renvoie à un ensemble de ressources permettant d’acquérir, de stocker, de structurer et de communiquer des informations sous forme de textes, images, sons ou données codées dans des organisations. Ainsi, le Sige devrait déboucher sur l’existence d’un système d’informations appropriées pour fournir des statistiques fiables. Dès lors, il servira d’outil d’aide à la décision, surtout qu’il s’arrime à l’objectif de développent durable (ODD) numéro 4 ayant pour pilier l’éducation pour tous. Pour une population estimée à 24 millions d’habitants en 2020 par le Bureau des recensements et des études de la population, la population scolarisable est évaluée à environ 13,1 millions. La vision de ce projet d’ici 2030 est que le secteur de l’éducation et de la formation dispose d’un Sige intégré, décentralisé, arrimé aux technologies de l’information et de la communication, ainsi qu’au système statistique national. A court terme, l’on devrait avoir, entre autres, un annuaire statistique du secteur de l’éducation et de la formation, une carte scolaire et universitaire électronique, ainsi qu’un système d’information géographique des établissements.

Second document à valider, le Pilier acquis scolaire. Intégré au Programme d’appui à la réforme de l’Education du Cameroun (Parec), il s’intéresse aux évaluations des acquis scolaires dans le cycle primaire et le premier cycle du secondaire. Comme l’a relevé Laurent Serge Etoundi Ngoa, il existe une nécessité de disposer d’une structure autonome d’évaluation des apprentissages, capable de mesurer régulièrement les progrès réalisés en matière d’amélioration des acquis scolaires aux niveaux primaire et secondaire. En 2016, une évaluation a par exemple été faite sur la maîtrise des langues d’enseignement et des mathématiques par les élèves des classes Cours préparatoire, Class 2, Cours élémentaire deuxième année, Class 4, Cours moyen deuxième année et Class 6. A en croire le Minedub, ces documents constituent les fondements des actions futures de ces piliers dont les rôles vont consister fournir des indicateurs clé permettant d’apprécier le niveau d’acquisition des apprentissages des élèves.



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