Au Conseil européen, c’est un peu “Mark Rutte contre tous”



Ces vendredi 17 et samedi 18 juillet, les dirigeants des 27 pays membres de l’UE se retrouvent à Bruxelles pour discuter du plan de relance proposé par le tandem Merkel-Macron. Pour que celui-ci soit maintenu dans sa version initiale, il faudra arriver à convaincre les Pays-Bas et leur Premier ministre, Mark Rutte.

“Club des frugaux” contre reste de l’UE, acte II. Ce vendredi 17 juillet, à Bruxelles – après le dernier sommet européen, du 19 juin, qui n’avait débouché sur aucun résultat probant –, partisans et opposants du plan de relance européen vont à nouveau croiser le fer. L’enjeu de ce Conseil européen, le premier pour lequel les leaders se rencontreront physiquement depuis le début de la pandémie de Covid-19, est simple : parvenir à un accord pour débloquer les 750 milliards d’euros d’aides (et prêts) communautaires.

Le plan, tel qu’il a été présenté par la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, prévoit notamment 500 milliards de subventions directes. C’est cette aide spécifique qui rencontre l’opposition des quatre pays frugaux (Pays-Bas, Suède, Autriche et Danemark).

Le plus décidé à ne pas céder sur ce point – à en croire Politico – serait le Premier ministre néerlandais. “Mark Rutte milite toujours pour que des changements importants soient apportés, relève le site bruxellois. Il souhaite réduire la part d’argent à distribuer sous forme de subventions, et mettre en place un mécanisme qui nécessite l’approbation unanime des pays de l’UE sur les plans de réformes à mettre en œuvre pour accéder à ces fonds.”

Ce dernier point serait inacceptable pour l’Italie, à en croire La Repubblica. “Ce serait comme avoir une sorte de troïka masquée”, note le quotidien romain, qui semble néanmoins craindre que la position des Pays-Bas ne finisse par l’emporter :

Pour aller dans le sens des exigences de Rutte, on envisage de rendre ce mécanisme de contrôle encore plus dur, en autorisant un seul pays à demander la convocation d’un conseil européen pour que les leaders puissent discuter des réformes à imposer à un État membre.”

Une pilule qui serait difficile à avaler pour le président du Conseil transalpin, Giuseppe Conte, qui espère revenir à Rome fort d’un accord impliquant le moins

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Beniamino Morante





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