Cameroun: Loi sur les associations artistiques et culturelles – Le débat ouvert à Douala


Le Collectif des professionnels du secteur culturel du Cameroun a organisé ce 15 juillet une conférence à cet effet.

Une conférence publique sur le thème « Décryptage de la loi n° 147/PJL/SEN/2L régissant les associations artistiques et culturelles au Cameroun » a été organisée mercredi 15 juillet dernier à Douala par le Collectif des professionnels du secteur culturel au Cameroun. Autour de la table, Luc Yatchokeu, président du conseil musical du Cameroun, Elie Walter Yombi, critique d’art, Wouadjeu, manager d’artistes, et Josué Patrick Esso, promoteur culturel. Objectif, faire en sorte que les uns et les autres soient imprégnés des effets, enjeux, opportunités, dangers, faiblesses et forces de cette loi. Puis échanger, comprendre et apporter des suggestions afin de la rendre meilleure.

D’entrée de jeu, le collectif a tenu à dire que pour lui, si tout n’est pas mauvais dans cette loi, elle n’est pas sans risque pour le mouvement artistique et culturel. Premier grief relevé et non des moindres, la communauté artistique et culturelle n’a pas été associée à la réflexion et à la confection de cette loi. D’où pour elles des incongruités qui en découlent menaçant la liberté de la communauté. Et de citer pêle-mêle la limitation du champ d’activité en fonction de la discipline et des déplacements en fonction de la zone administrative, alors que la création n’est pas limitée dans le temps et l’espace, l’omniprésence de la tutelle administrative, l’utilisation de l’agrément comme source d’approvisionnement du compte d’affectation spéciale, la multiplication des chambres de tutelle, des manquements par rapport aux engagements pris à l’international… La liste est longue et difficile aux yeux du Collectif, de trouver quelque élément de satisfaction. D’où son appel au président Paul Biya à prêter une oreille attentive à leurs propositions, faire réviser et modifier cette loi avant que de la promulguer.

Présent à la conférence, l’inspecteur général du ministère des Arts et de la Culture, Théophile Eyango, a, au nom du ministre, présenté ses félicitations au Collectif pour cette initiative et tenu à lui dire que ses inquiétudes et préoccupations ne tombent pas dans des oreilles de sourds. Elles seront transmises au ministre et discutées dans un cadre formel pour aplanir les incompréhensions.



allafrica

A lire aussi

Laisser un commentaire