Cameroun: Prise en charge – La main tendue à la médecine traditionnelle


Une concertation interministérielle avec les promoteurs de la pharmacopée traditionnelle s’est tenue hier à Yaoundé afin de procéder à un examen minutieux des solutions thérapeutiques contre ce mal.

Cela relevait de l’inédit hier à l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales (Impm) à Yaoundé. Dans le cadre de la riposte contre le Covid-19, toujours présent sur le territoire national, cinq membres du gouvernement étaient face aux acteurs de la médecine alternative, porteurs d’initiatives jugées digne d’intérêt, pour parler le langage de la médecine traditionnelle. Dès l’entame, le ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), Madeleine Tchuinte a donné le ton de cette rencontre spéciale : « Il est question pour nous au cours de ces assises, de procéder à un examen minutieux des solutions thérapeutiques initiées sur la base des plantes médicinales, afin d’en exploiter les plus pertinentes pour le protocole de soins à proposer aux malades de Covid-19 », a indiqué le Minresi. Car, faut-il le rappeler, jusqu’ici, la pharmacopée traditionnelle a apporté sa contribution en proposant des traitements et elle n’est pas prête de s’arrêter en si bon chemin. Une réponse endogène fortement encouragée par le chef de l’Etat.

La rencontre de quatre heures d’horloge a été marquée par une séance de travail riche et positive à travers des exposés denses et des témoignages édifiants des tradipraticiens. Avec au premier plan, Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala. L’on retiendra, que le traitement endogène est une arme efficace pour éradiquer la pandémie du Covid-19, toujours présente dans le pays. Mgr Samuel Kleda déclare avoir soigné près de 8 000 patients de Covid-19 grâce à son médicament. Victor Lipot a quant à lui confié avoir pris en charge 780 malades. Dr Peyou Ndi Samba a, elle, mis six formules de ce traitement à la disposition des tradipraticiens. Ceux-ci sollicitent par ailleurs le soutien des pouvoirs publics dans leur démarche qui vise à vulgariser leurs produits auprès des populations.

Des traitements qui ont reçu l’onction des membres du gouvernement, même si des améliorations ont été proposées pour revaloriser les traitements. Pour le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr. Jacques Fame Ndongo qui coprésidait la concertation avec le Minresi, de telles expériences et initiatives sont encouragées. Mais il faut passer à la phase purement scientifique, notamment à travers des essais cliniques. « Il faut une validation scientifique. C’est absolument nécessaire », a-t-il martelé. Les travaux se sont achevés hier par l’élaboration d’une méthodologie qui sera soumise au Premier ministre, chef du gouvernement, en vue d’apporter un encadrement institutionnel à ces acteurs de la pharmacopée traditionnelle. Le Minsanté, le Minmindt et le Minedub étaient de la partie.



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