Berlin, Paris et Rome menacent de sanctions les pays violant l’embargo sur les armes



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Angela Merkel, Emmanuel Macron et Giuseppe Conte ont signé ce samedi 18 juillet une déclaration commune dans laquelle ils appellent les puissances étrangères à « respecter l’embargo sur les armes » en Libye et à « cesser leurs interférences ». Les trois dirigeants brandissent la menace de sanctions en cas de violation de l’embargo.

En marge des négociations menées à Bruxelles pour parvenir à un plan de relance post-coronavirus, trois dirigeants européens majeurs ont pris position sur la situation en Libye. La chancelière allemande Angela Merkel, le président français Emmanuel Macron et le président du Conseil italien Giuseppe Conte ont écrit une déclaration commune à l’attention des puissances étrangères interférant ou ayant l’intention d’interférer dans le conflit libyen.

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Ils appellent à la « cessation immédiate des combats »

« Nous appelons tous les acteurs étrangers à cesser leurs interférences et respecter l’embargo sur les armes, établi par le Conseil de sécurité de Nations unies », déclarent Berlin, Paris et Rome. Angela Merkel, Emmanuel Macron et Giuseppe Conte se disent « prêts à considérer la possible utilisation de sanctions si les violations de l’embargo sur la mer, sur la terre et dans les airs se poursuivent ».

Les trois dirigeants ont aussi confié leurs « graves préoccupations » quant à l’augmentation des « tensions militaires » en Libye et appellent toutes les parties, libyennes comme étrangères, à une « cessation immédiate des combats ».

La Libye déchirée entre deux pouvoirs eux-mêmes soutenus par des puissances étrangères

En juillet, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, avait déjà dénoncé une « interférence étrangère ayant atteint des niveaux sans précédent » et évoqué notamment la « livraison d’équipements sophistiqués » et la présence de « mercenaires impliqués dans les combats » en Libye, pays déchiré en deux pouvoirs rivaux : le Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU et basé à Tripoli, et le maréchal Khalifa Haftar, influent sur l’Est et une partie du Sud.

Le GNA peut compter sur le soutien de la Turquie, qui a des militaires sur place, tandis que le maréchal Haftar est soutenu par l’Égypte, les Émirats arabes unis et la Russie. Les interventions étrangères se multiplient en Libye, tout comme les tensions entre pays. Les intérêts économiques et géopolitiques sont nombreux et la situation dans le pays reste chaotique.





rfi

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