Cameroun: Bogo – La cité municipale livrée dans cinq mois


Conclusion de la visite de chantier effectuée par les DG du Feicom et du Crédit foncier du Cameroun jeudi dernier.

C’est sous une pluie battante que les directeurs généraux du Fonds spécial d’équipement et d’investissement intercommunal (Feicom) et du Crédit foncier du Cameroun (CFC) ont effectué la visite du chantier de la cité municipale de Bogo dans la région de l’Extrême-Nord jeudi dernier. Cette descente sur le terrain visait à « suivre et à évaluer le niveau d’exécution du projet afin de s’assurer de la mise à la disposition des populations des ouvrages de qualité », a expliqué Philippe Camille Akoa, le DG du Feicom.

Dans le cadre de l’exercice budgétaire 2019, la commune de Bogo a bénéficié d’un crédit de plus de 331 millions de F pour la construction de 20 logements. A long terme, il est question de résoudre le problème de logement dans cette localité, ce qui permettra la stabilité des fonctionnaires qui logent à Maroua et qui sont obligés de faire la navette entre les deux villes, distantes d’une cinquantaine de kilomètres, explique sa majesté Ahmadou Ousmanou, lamido et maire de Bogo. « Nous attendons donc ces logements avec beaucoup d’espoir, car cela nous fera économiser non seulement en énergie mais surtout en argent. Nous dépensons tellement dans les voyages », se réjouit Cherey Amou Leila, enseignante au lycée de Bogo.

Sur le terrain, le chantier n’évolue pas selon le cahier de charges. Alors que les délais sont largement dépassés, seuls 12 logements sont déjà sortis de terre, sur les 20 prévus. Le chantier lancé depuis juin 2019 aurait dû être livré 12 mois plus tard. Pour expliquer ce retard, les Ets Rafigatou, l’entreprise en charge de la réalisation de ce chantier, évoque, entre autres, la pandémie du Covid-19, les pluies et plusieurs coquilles constatées dans la conception du projet qui ne permettent pas de réaliser le projet tel que conçu au départ. Des questions qui ont fait l’objet des débats après la visite du chantier.

Il se dégage des échanges entre toutes les parties prenantes que la réalisation de ce chantier est une nécessité et qu’il est hors de question d’arrêter les travaux, a martelé Jean Paul Missi, DG du CFC, bailleur de fonds du projet. Il a instruit l’entreprise de trouver les stratégies pour continuer les travaux dans le respect des règles de l’art. Celles-ci a promis livrer le chantier dans cinq mois à compter du mois de juillet en cours.



allafrica

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