Cameroun: Formation professionnelle – Une filière de transformation sucrière attendue


Telle est la principale doléance de la Sosucam au terme de la visite de travail du ministre Issa Tchiroma Bakary dans ses installations de Mbandjock vendredi dernier.

Dans la région du Centre, c’est à Mbandjock que le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop), Issa Tchiroma Bakary a bouclé sa campagne de sensibilisation des entreprises sur l’ouverture prochaine de centres de formation aux métiers dans le pays. Une visite qui tombait à point nommé pour le directeur général adjoint de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam), Samuel Second Libock. En avril dernier, la Sosucam a négocié avec l’Etat du Cameroun l’augmentation de 15 à 20% de sa production de sucre sur les cinq prochaines années. Un challenge qui devra se faire avec des travailleurs camerounais qualifiés, maitrisant les spécificités techniques et technologiques du travail de la canne à sucre. A ce titre, au cours de la séance de travail, l’instauration d’une filière spécialisée dans la transformation sucrière a été expressément sollicitée par la Sosucam au Centre de formation aux métiers de Nanga-Eboko.

D’où le bon accueil accordé à la demande d’implication des partenaires privés dans l’opérationnalisation des centres de formations aux métiers (offrant des formations non agricoles en milieu rural) de Bertoua, Ebebda, Bandjoun, Maroua, Ndop, Ngaoundéré. Une participation également attendue au sein des centres de formation professionnelle sectoriels de Douala (agro-industrie) et d’Edéa (maintenance industrielle et transport-logistique). Deux types de structures financés sur fonds C2D dont l’objectif général est de diversifier et développer l’économie. Ceci travers un partenariat novateur public-privé en termes de gouvernance participative, de transfert de compétences par les professionnels, de formation de qualité, entre autres.

Issa Tchiroma Bakary a renouvelé son attachement à la protection des emplois des travailleurs camerounais. Avec 60 à 70% du personnel au repos, période d’inter-campagne oblige, la Sosucam respecte la politique de recrutement et de la décroissance du nombre d’expatriés. Sur ce dernier aspect, il a requis que soit inclue une clause de formation de Camerounais par les experts expatriés afin de combler le déficit de profils objet de leur présence.

Avant l’étape de Mbandjock, Issa Tchiroma Bakary était constater l’état d’avancement des travaux de construction du Centre de formation aux métiers d’Ebebda. Il a également visité les installations de l’Institut agricole d’Obala.



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