Cameroun: Secteur de la manutention portuaire – L’application de la convention collective prescrite


L’instruction du ministre du Travail est intervenue mardi à Yaoundé, après qu’il a écouté les principaux acteurs

Grégoire Owona, ministre du Travail et de la Sécurité sociale a pris le temps d’écouter les représentants des employeurs et ceux des employés. Pendant près de trois heures mardi dernier, chaque partie a défendu ses intérêts. Et pour mettre un terme aux débats, le ministre a indiqué : « La loi est très dure, mais c’est la loi. La convention collective a ceci de particulier qu’elle est la loi des parties. Une fois que vous l’avez signée, vous devez l’appliquer.

Ceci sans délai », a martelé Grégoire Owona. « Visiblement, il y a des problèmes mais il faut qu’on s’entende pour qu’ils soient résolus. Ceux qui ne peuvent pas être réglés tout de suite, ne le seront pas. Donc la convention qui a été signée doit être appliquée », a-t-il insisté d’un ton ferme. En effet, c’est le 6 mars dernier que la convention collective des travailleurs de la manutention portuaire a été signée.

En visite de travail à Douala le 5 de ce mois, le ministre a eu vent de ce que, l’application tardait. Aussi, pour la préservation non seulement du dia logue social, mais aussi de la paix et de la sérénité dans l’espace portuaire, a-t-il invité les deux parties pour comprendre ce qui coince. Selon les représentants des organisations professionnelles d’employeurs, les raisons de la nonapplication se puisent à plusieurs sources.

Pour Georges Francis Moulen, secrétaire exécutif du Syndicat national des acconiers du Cameroun (SNAC), « il faudrait qu’il y ait une régulation». Gallus Fouda Fouda, président du Syndicat national des transitaires, transporteurs, acconiers et consignataires du Cameroun (SYNTRAC) reconnaît de son côté que « rien est difficile. Nous devons tous appliquer la loi, mais il y a des problèmes réels. Nous rentrons d’abord et nous promettons apporter des solutions au ministre».

En face, les représentants des employés sont clairs. « Nous avons signé une convention collective de la manutention portuaire. Ce patronat a négocié et signé. Mais aujourd’hui, on s’aperçoit que les termes de la convention sont violés», explique Maximilien Ntone Dibouti, syndicaliste.

Ajoutant que si cette convention est appliquée, les travailleurs de ce secteur vont retrouver, une vie pas décente, mais toute au moins, de meilleurs salaires. Une autre rencontre a été annoncée par le ministre dans les prochains jours, pour faire le point.



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