Cameroun: Yaoundé – Plus de 20 filles et 300 fœtus tués via un réseau d’avortements clandestins


Scandale à Yaoundé la capitale politique du Cameroun. Un réseau d’avortements clandestins tenu par des médecins et des étudiants en médecine, démantelé par un journaliste spécialisé dans la défense des droits de l’Homme.

Un bilan tragique : plus de 20 filles en quête d’interruption volontaire de grossesse, tuées ; plus de 300 foetus tués. Les victimes se recrutent dans les lycées et collèges de la ville de Yaoundé, et dans une moindre mesure, parmi les plus jeunes étudiantes. Les  » clientes  » de ces médecins qu’on dit avoir fait des l’avortements illégaux et clandestins une activité lucrative, sont âgées entre 15 et 20 ans. Les filles des collèges les plus huppés et confessionnels de Yaoundé, notamment les collèges Vogt et de la Retraite, seraient les meilleures « clientes » de ces médecins  » avorteurs ». D’après notre confère qui a mené l’enquête, les prix pour se faire avorter, varient entre 20 000 et 40 000 francs CFA par fille.

Le même réseau est aussi spécialisé dans les mutilations génitales. Un domaine où les médecins femmes du syndicat du crime sont plus indexés. Alerté par le journaliste qui a débusqué ce réseau criminel qui existe depuis 2015, le procureur près le tribunal de première instance du Mfoundi, a fait arrêter le cerveau du groupe, par la gendarmerie.

Un étudiant en médecine qui mène une vie trop luxueuse pour un simple étudiant. Ce vrai syndicat du crime, nous apprend-on, est constitué d’étudiants en médecine, et de médecins, dont beaucoup, exercent dans des hôpitaux à capitaux publics.

Le réseau d’avortements clandestins a fait plus de 20 morts parmi les filles, et plus de 300 foeutus tués.

A cela, il faut ajouter les mutilations génitales. Un véritable crime contre l’humanité.L’Ordre national des médecins du Cameroun crie sa colère face à ces pratiques criminelles qui violent le serment d’Hippocrate.



allafrica

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