Cameroun: CEP, FSLC – A la conquête du premier diplôme


Plus de 400 000 élèves sont rendus dès les premières heures hier dans les centres d’examen, accompagnés de leurs parents.

« Voici ta boîte académique. Pour l’ouvrir, appuie juste ici. Quant à ton numéro de table, il faut te rassurer que c’est le bon. Si tu as des doutes, renseigne-toi auprès de ton surveillant », conseille la mère du petit Yannel Ovassa avant son entrée dans l’enceinte du sous-d’examen de l’école publique d’Efoulan groupe B. Sous le coup de l’émotion, le jeune garçon inscrit candidat libre au Certificat d’études primaires (Cep) fond en larmes. Il est ému par les conseils de sa mère qui a tenu à l’accompagner malgré son état de santé. Pour immortaliser ce moment, Lylie Akamba prend quelques images de son fils en lui demandant de se calmer. Elle le rassure même qu’elle sera présente dès sa sortie, à la fin de cette première journée.

Les parents déposent progressivement leurs enfants. Ceux qui n’ont pas eu le temps de voir les noms affichés depuis la veille sont quelque peu embrouillés. C’est le cas de Jean P., qui a du mal à retrouver la salle de sa fille. Entre les deux sous-centres opposés, il est désorienté. Il parvient même à transférer son stress à sa fille qui se fatigue de courir dans tous les sens. « Papa, il faut voir la directrice. Moi je vais attendre ici je suis déjà épuisée », lui dit sa fille. Dix minutes plus tard, avec un ouf de soulagement, Jean P. retrouve le nom et la salle de composition de sa jeune fille.

Tout à côté, Marguerite M, parent d’élève aussi, est inquiète pour sa fille. Candidate venant d’un autre établissement, la jeune Mireille G., est en civil. Assise hors du sous-centre d’examen, Marguerite M., se laisse influencer par des commentaires des autres parents. « On a dit tenue obligatoire pour tout le monde », disent-elles. Marguerite panique, « Vont-ils faire sortir ma fille de la salle d’examen ? », s’interroge-t-elle à voix haute. Attentive aux discussions, le chef de sous-centre d’examen, Bernadette Chantal Mendouga, qui accueille encore les enfants à leur arrivée rassure : « Madame tous les enfants vont composer. Qu’ils soient en tenue de classe ou non, ils vont passer cet examen. Il suffit juste que leurs noms soient sur les listes ». C’est le cœur tranquille que la mère quitte les lieux. Les autres parents, malgré l’injonction de Madame Mendouga de rentrer chez eux, restent. Certains attendent la pause, d’autres le son de cloche de la première épreuve et d’autres encore, décident de faire le pied de grue. Ils attendent la fin de cette première journée.

8h. début de la première épreuve. Les enfants sont bien installés. C’est par la dictée que tout commence. C’est parti pour 30 minutes. Assis deux par banc et 25 par salle, les candidats portent tous des masques et respectent la distanciation. Même cliché au sous-centre du Complexe scolaire bilingue Saint Joseph de Mvolyé, où des candidats passent l’épreuve du First School Leaving Certificates (Fslc). D’après le chef du sous-centre, Cornelius Nsah, tous les candidats sont présents. A 8h 30, la première épreuve, Mathematic Paper I qui appelle le candidat à être rapide dans le calcul est déjà bouclée. Place à la seconde, Mathematic Paper II qui durera 1h30. L’examen qui s’achève ce jour présente sur toute l’étendue du territoire national 413 030 candidats, dont, 319 515 pour le Cep et 93 515 pour le FSLC.



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