Afrique Centrale: Relance de l’économie de la CEMAC – Déjà des pistes


Elles ont été évoquées mercredi dernier, au cours de la réunion de la cellule de suivi des réformes économiques et financières en Afrique centrale.

La cellule de suivi du Programme réformes économiques et financières en zone Cemac (Pref-Cemac) s’est réunie en sa 11e session ordinaire le mercredi 22 juillet dernier en visio- conférence, sous la direction d’Antoine Ngakeni, président de ladite cellule. Une fois de plus, le Covid-19 s’est invité aux travaux. Mais cette fois, il a davantage été question de voir comment aider les pays de la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac) à faire face à ses effets néfastes.

En effet, au menu de la session, il y a avait entre autres sujets, le plan communautaire de relance étalé sur la période 2021-2024. La situation, comme on le sait, est marquée par une baisse des recettes budgétaires, une baisse des financements extérieurs, une perturbation des échanges intracommunautaires, une fragilisation de la stabilité externe et financière et un risque de montée des tensions inflationnistes, des pertes d’emploi, la baisse de la consommation privée, la paupérisation, etc.

Pour aider la communauté à tenir face à cette crise, la cellule de suivi préconise l’accélération des réformes structurelles pour une croissance durable, soutenable et plus inclusive, la transformation locale des ressources naturelles, le parachèvement de l’intégration régionale et la construction d’un véritable marché commun, entre autres pistes.

Il s’agira de manière concrète, d’augmenter les crédits affectés aux dépenses sanitaires en vue du renforcement des moyens de lutte contre le Covid-19, de réallouer les fonds affectés aux dépenses non prioritaires vers le renforcement du système de santé, de mobiliser des institutions financières sous régionales en vue de l’accroissement des ressources budgétaires des Etats, et de soutenir les entreprises.

Mais concernant les réformes, on a constaté un retard par rapport aux objectifs du programme à fin 2019, avec des efforts à fournir pour atteindre les cibles du programme à fin 2021. Pour ce qui est de la réforme de la politique monétaire et financière, on note pour 2019, des progrès dans la mise en œuvre de la règlementation de change, la fusion des deux marchés financiers ainsi que le renforcement de la sta- bilité, de l’inclusion financière et de la lutte contre le blanchiment des capitaux.

Au sujet de la coopération internationale, les membres sont satisfaits de son taux de réalisation de 100%. « Un cadre stratégique pour les accords de seconde génération de nos pays avec le FMI a été élaboré et proposé aux chefs d’Etat. Il devra servir de base dans nos discussions futures avec le FMI et est plus axé sur la croissance et le développement qui nous sont si chers », souligne M. Ngakeni.

Les 13 projets intégrateurs qui évoluent en dents de scie, et dont une table ronde avec les investisseurs est en préparation, n’ont pas été oubliés .



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