Agriculture : Un atelier de concertation pour une transition agroécologique réussie au Burkina


Il se tient les 23 et 24 juillet à Koudougou, un atelier national de concertation des partenaires autour des transitions agroécologiques au Burkina Faso. C’est le chargé d’études, Moussa Ouattara, représentant le secrétaire général du ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, qui a officié la cérémonie d’ouverture de la rencontre.

Depuis des décennies, l’Etat du Burkina Faso, les ONG et les associations développent des initiatives allant dans le sens de la préservation de l’environnement, de la biodiversité et de la transition agroécologique. En termes de chiffres, on dénombre environ 300 acteurs, une cinquantaine de pratiques avec des approches différentes.

Au demeurant, toutes ces pratiques ont produit des résultats appréciables à petite échelle, notamment dans les exploitations familiales. Toutefois, les cadres de concertation existants n’ont pas jusque-là pu influencer très significativement les politiques publiques pour une véritable promotion de l’agro-écologie. Aussi, depuis 2017, les organismes internationaux, sous-régionaux et nationaux ont affiché leur volonté aux côtés des partenaires techniques et financiers pour soutenir les pratiques et les valeurs de l’agroécologie.

Des initiatives ont été donc lancées en Afrique de l’Ouest par plusieurs partenaires parmi lesquels on peut citer le Projet d’appui à la transition agroécologique en Afrique de l’Ouest (PATAE) et l’initiative de l’Agriculture écologique et biologique en Afrique (AEB) qui soutient et met en œuvre la décision de l’Union africaine sur l’agriculture biologique. Il ya également la FAO qui soutient la mise à l’échelle et l’institutionnalisation de l’agroécologie pour la période 2019-2023.

Les travaux de concertation, qui visent à donner une vision et une orientation claires pour une transition agroécologique réussie dans notre pays, se dérouleront en plénière mais aussi en travaux de groupes.

En dépit de tous ces efforts consentis, l’absence d’un cadre institutionnel d’orientation et de coordination des actions au niveau national constitue une contrainte majeure. C’est fort de ce constat qu’il est apparu nécessaire que l’ensemble des acteurs, y compris l’Etat, se concertent pour donner une vision et une orientation claire pour une transition agroécologique réussie dans notre pays. C’est ce qui justifie aisément la tenue de l’atelier de concertation de Koudougou, qui répond donc à un impératif et constitue un tremplin pour identifier des axes stratégiques en vue d’alimenter les politiques publiques en tant que leviers pour le changement d’échelle attendu.

Et cela, parce que dans un contexte de changement climatique et de dégradation des bases productives, il est nécessaire de prendre des mesures pour inverser les tendances afin de préserver les ressources naturelles au profit des générations futures. Dans cette optique, l’agroécologie s’affirme comme une alternative crédible pour les exploitations familiales.

Disposer d’une orientation claire en la matière

Cette perspective optimiste ne peut se réaliser sans une bonne vision et des options stratégiques qui se feront à travers des concertations entre les acteurs étatiques et non-étatiques. Pour le chargé d’études, agissant au nom du secrétaire général du ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydro-agricoles, dans l’optique d’un meilleur pilotage des actions d’agroécologie au Burkina Faso et pour prendre en compte toute la diversité de l’agroécologie dans les politiques publiques, des concertations nationales périodiques entre l’Etat, les partenaires techniques et financiers et les acteurs du privé constituent un défi majeur.

Les participants sont venus des ministères en charge du secteur rural, des centres de formation et de recherche, des organisations faitières paysannes, etc.

C’est pourquoi, en organisant l’atelier de concertation à Koudougou, l’objectif majeur poursuivi est de disposer d’une orientation claire pour le pilotage de l’agroécologie au Burkina Faso. Aussi, au cours de leurs travaux, les participants auront, de façon spécifique, à proposer des axes stratégiques pour la promotion de l’agroécologie au Burkina Faso, identifier des thématiques majeures d’agroécologie pouvant alimenter les politiques publiques, et élaborer une feuille de route pour les concertations nationales des acteurs de l’agroécologie.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Raogo YAMEOGO





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