Cameroun: Ouest – Les techniques se modernisent


Les éleveurs et agriculteurs n’hésitent plus à investir dans la modernité pour accroître leurs gains et offrir des produits de qualité sur le marché.

Avec un cheptel de plus d’une dizaine de milliers de poulets (en pontes et en chair), et plus d’un millier de porcs, Bernard Souop Nguetchouessi a très tôt compris la nécessité de moderniser son élevage. C’est ainsi que celui est également président de l’Interprofession porcine de l’Ouest a investi ces dernières années dans l’équipement moderne de travail. Dans l’une de ces exploitations à Bandjoun, l’éleveur a changé le système d’abreuvement et de nutrition des porcs. « Aujourd’hui, nous avons un système d’abreuvement automatique, c’est-à-dire qu’à partir d’un cubitainer où l’eau arrive par pression, nous alimentons les bêtes à partir des pipettes. De même, au niveau de la nutrition, au lieu de nourrir traditionnellement les bêtes sur des bacs bétonnés, aujourd’hui on importe des mangeoires plastiques sur lesquels est géré l’aliment qui se distribue de façon automatique. Au fur et à mesure que les animaux consomment, ça se dissimule seul. Ce qui permet de gérer les questions hygiéniques de distribution, pour éviter que les animaux ne défèquent dans l’eau ou la nourriture avant de consommer », explique notre source.

Outre ces deux systèmes modernes chez les porcs, l’on a également le système progressif de caillebotis qui créé le plancher sur lequel les porcs doivent loger. Les bêtes ne sont plus logées sur le plancher à ciment bétonné, mais sur des plaques grillagées, et ainsi, elles ne sont plus en contact avec les selles, puisque lorsqu’elles défèquent, ces déchets vont directement au sol, dans une fosse et sont extraits par aspiration pour aller dans les campagnes pour l’engrais, la fertilisation. Dans l’élevage des poules, la modernité est aussi une réalité. Avec notamment le système d’alimentation rotatif, à partir des chaînes de distribution. « Sur un bâtiment de 100 mètres, on installe une chaîne de distribution à partir d’un silo. L’aliment est réceptionné dans ce silo qui le redistribue au fur et à mesure dans le bâtiment à travers une chaîne progressive électrique, motorisée. Ainsi, on cesse les méthodes artisanales qui consistent à lancer les poules au sol sur le plancher, et on les met désormais en étage, avec un tapis de ramassage automatique de la fiente. Les œufs sont coulissés et facilitent le ramassage », ajoute Bernard Souop Nguetchouessi.

Selon Léopold Kamga, président de l’Interprofession avicole (Ipavic) de l’Ouest, cette modernité concoure à la biosécurité et a de nombreux avantages. En premier lieu, les maladies sont réduites. En second lieu, l’œuf est de qualité puisqu’il ne touche plus les selles. La viande de porc est également de qualité parce que la bête ne consomme plus de l’eau usée (dans laquelle sont tombés ses déchets), mais boit directement l’eau au mur. En troisième lieu, ça augmente la productivité.



allafrica

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