CDP : Pour Me Paul Kéré, Eddie Komboïgo est un candidat légal et légitime


Le 26 Juillet 2020 prochain, le Congrès Pour la Démocratie et le Progrès (CDP) va procéder, au Palais des Congrès de Ouaga 2000 à partir de 15 H, à l’investiture de son candidat officiel à la Magistrature suprême de notre pays.

Sans surprise, ce sera sans conteste le Camarade Président Eddie KOMBOÏGO, propulsé légitimement et légalement à ce tel niveau de responsabilité, en dépit des péripéties de ce Parti historique créé par le Président Blaise COMPAORE, à la tête de cette formation politique après un vote démocratique en interne au CDP.

C’est l’occasion, en tant que simple observateur de la vie politique Burkinabè d’évoquer brièvement la traversée truculente de désert et surtout la longue chevauchée gagnante de celui que ses adversaires politiques éhontés présentent à tort comme un « bébé » politique, un « petit » qui n’a pas d’expérience politique et qu’il « faut tenir par la main » comme un enfant qu’on amène à l’école maternelle…

Dans ce Burkina de l’arrogance négative, de la méchanceté, de la médiocrité, de la médisance, de la sournoiserie de certaines têtes brûlées, inégalées au monde, et surtout de l’exclusion sectaire actuelle de certains membres du Mpp, peut-on dire qu’on est jeune pour être Président après 50 ans, comme l’est Eddie KOMBOÏGO, 55 ans pour être né à la Maternité Yennenga à Ouagadougou le 11 Septembre 1964, d’un père, Xavier, comptable chez Oumarou KANAZOE et AUBARET, et d’une mère « maman catéchiste » à la Cathédrale, Félicité OUÉDRAOGO ?

Alors qu’en France, la France, cette même France du « modèle déposé » ou imposé, mère patrie de nos anciens tirailleurs sénégalais, et de nos dirigeants néocoloniaux, le Président Emmanuel MACRON a gravi le 17 Mai 2017, le perron de l’Elysée en passant majestueusement par la Cour des Invalides avant même d’avoir atteint l’âge de 40 ans, en l’espèce 39 ans, pour être né, à Amiens le 21 décembre 1977.

Et au Burkina Faso, pays de toutes les « critiques malsaines » et autres « supputations haineuses », tous les moyens sont bons et permis pour rabaisser celui qui va oser vouloir gravir les échelons. C’est la sociologie et la « sale mentalité » du nivellement par le bas, fer de lance et comportement favoris de certains Burkinabè…

Mais à l’évidence, en 1977, lorsque le Président français Emmanuel MACRON poussait son premier cri de bébé et avant que son cordon ombilical soit séparé de sa mère, le Président Eddy KOMBOÏGO était déjà en classe de 6ème, au Collège d’Enseignement Général de Tenkodogo, devenu aujourd’hui le Lycée Riâlé de Tenkodogo.

Et que dire de la jeunesse du Président Ukrainien élu le 21 Avril 2019 à 41 ans ou celle du Chef de l’Etat Malgache, élu au suffrage universel de son pays le 18 Janvier 2019 à l’âge de 46 ans pour être né le 30 Mai 1974 ? Laissons de côté Faure GNASSIMBE qui a « hérité » à 35 ans du fauteuil paternel de son père, Etienne…et il aurait manqué un des pères fondateurs de la Révolution Burkinabè, Thomas Isidore SANKARA, venu au pouvoir à 34 ans !

Dès lors, à l’aube de cette future investiture que je souhaite de tout cœur, j’ose proclamer solennellement que le Président Eddie KOMBOÏGO remplit bel et bien toutes les conditions légitimes, légales, normatives, sociales, professionnelles pour briguer la Magistrature suprême de notre pays comme les 39 sages l’ont porté à la tête des militants « cdpistes » et des 133 « Grands électeurs » qui l’ont proposé au congrès comme candidat incontestable, puisque l’union sacrée de tous les « Cdpistes » intégrant Monsieur Kadré Désiré OUÉDRAOGO n’a pas été possible. A qui la faute ?

Quels sont donc ces jeunes imposteurs du Cdp, apparemment téléguidés, qui viennent animer une fameuse conférence de presse contradictoire aux décisions des instances suprêmes du Parti du Président Eddie KOMBOÏGO ? C’est vrai que la démocratie règne au sein du CDP pour permettre de telles sorties hasardeuses, mais tout de même, chacun conviendra qu’il n’appartient pas au Président Blaise COMPAORE, (certes Président d’Honneur du Parti qui a son mot statutaire à dire) celui qui doit dresser le portrait type du candidat idéal du Cdp à l’élection présidentielle du 22 Novembre 2020 ?

En témoignage, lorsque j’ai personnellement rencontré le Président Blaise COMPAORE à Abidjan lors d’un séjour pour un dossier, je l’avais gentiment « taquiné » poliment en lui posant la question suivante :

« Monsieur Le Président, alors, Kadré ou Eddie ? ».

Il m’avait aussi gentiment, calment et non sans une certaine pertinence répondu. « Eh Kéré, tu es avocat non ? tu sais très bien que ce sont les instances du Parti qui choisissent le candidat à l’élection présidentielle…vous voyez les avocats-là ». Tout ça pour me dire que je ne « mangerai » pas mon piment dans sa bouche. Notre discussion, empreinte de fraternité, d’amitié et d’affection réciproque a duré plus de 5 h de chrono et son souhait constant est que chaque Burkinabè se batte pour un Etat de droit et pour la sécurité de notre pays…

La volonté du Président Blaise COMPAORE s’est donc réalisée par le choix des instances du CDP et c’est Monsieur Eddie KOMBOÏGO qui sera investi, sans surprise, le 26 Juillet 2020.

C’est d’ailleurs l’occasion de rappeler à tous les militants du Cdp que dès que Monsieur Eddie KOMBOÏGO sera investi, il conviendrait de manière politiquement correcte laisser désormais de côté toutes les petites « guéguerres » et les « petites phrases » pour le soutenir comme un seul homme si, vraiment, ces militants Cdp aiment effectivement notre pays.

En effet, au-delà de la modeste personne de Monsieur Eddie KOMBOÏGO, c’est la question prépondérante majeure de sauver notre Burkina Faso qui nous est tous cher ! Et nous devons nous battre, même au prix de nos vies…pour sauver notre patrimoine commun qu’est le BURKINA FASO.

N’en déplaise aux tenants du Mpp, nous ne pouvons jamais accepter la situation délétère actuelle de notre pays : (2000 Morts, 1.000 000 de personnes réfugiés dans leur propre pays, 4000 écoles fermées et la liste des misères n’est pas exhaustive…. « On est où là » ? dixit Monsieur Le Professeur Laurent BADO. C’est cela qu’il faut changer.

S’agissant des « faits de guerre » ou du « Curriculum vitae » du futur candidat à l’investiture du CDP pour l’élection présidentielle du 22 Novembre 2020, Monsieur Eddie KOMBOÏGO, après avoir enseigné pendant plus de vingt ans à l’Université de Ouagadougou, indépendamment des conférences distillées çà et là, et après avoir procuré de nombreux emplois à des Burkinabè à travers son Cabinet d’Audit Cafec-Ka, ce talentueux homme d’affaires dynamique qui a su intelligemment surmonter toutes les hostilités de l’ancienne garde prétorienne du CDP, ne démérite pas la candidature de son parti à la Présidentielle du Burkina Faso à l’instar du Président béninois Patrice TALON.

C’est le lieu de noter que la candidature à l’investiture le 26 Juillet prochain de Monsieur Eddie KOMBOÏGO à la location de Kossyam constitue également un sérieux atout et un espoir certain pour la jeunesse Burkinabè. Cette candidature pourrait même se révéler être la grande surprise du vainqueur soit, dès le premier tour, soit, au second tour, mettant ainsi à néant le coup K.O. prôné par les amateurs politiques du MPP qui n’est d’ailleurs que le fruit de leur imagination et de leur lointain rêve.

Eddie m’a toujours dit à chaque fois que je lui rendais une visite de courtoisie : « Kéré, c’est maintenant que notre génération doit prendre le pouvoir pour insuffler une vraie politique de développement car nous avons réussi individuellement et il nous reste maintenant à réussir collectivement le rêve des Burkinabè pour le bonheur du peuple Burkinabè… ». Pour ma part, je crois fermement à cette bonne aventure ! Et pour cause :

En effet, dans les circonstances actuelles de galère (de toutes sortes, même de nos militaires au front contre le terrorisme) que traverse le peuple Burkinabè et ce, malgré les atermoiements de certains oiseaux de mauvaise augure du Mpp qui refusent de voir la réalité en face il n’y a aucun doute que le Président Eddie KOMBOÏGO avec l’ensemble des membres de son parti et de certains partis de l’opposition vont, nécessairement, faire la différence avec la léthargie actuelle ambiante.

Mais encore faut-il qu’il soit « royalement » investi par le Parti CDP qui sait toujours faire « chaque chose en son temps » m’a-t-il toujours dit.

C’est pourquoi, il est de bon aloi de lui adresser au seuil de cette investiture nos vives félicitations et tous nos encouragements et lui souhaiter une excellente chance pour cette fête d’investiture où, il n’y aura aucun doute, ni suspense que Monsieur Eddie KOMBOÏGO soit le candidat du CDP à l’élection Présidentielle du 22 Novembre 2020.

C’est le lieu de rappeler à certains prestidigitateurs du Mpp ou même de certains malheureux dissidents que le pouvoir est donné, en dernier ressort, par Dieu et non par l’homme, notamment par des proclamations fantaisistes et « guignolesques ».

Pour preuve, le Président ivoirien Alassane OUATTARA a choisi son dauphin (GON) et un vice-Président (DUNCAN) : L’un est décédé avant son mentor et l’autre a démissionné avant sa vocation à succéder à son mentor. « Que ceux qui ont des oreilles entendent et que ceux qui ont des yeux voient » ! Bonne chance, à Monsieur Le Président Eddie KOMBOÏGO pour son investiture du 26 Juillet prochain !

Paul KÉRÉ

Docteur en Droit de l’Université de Paris 1- Panthéon Sorbonne

Avocat aux Barreaux du Burkina Faso et de Nancy

Chevalier de l’Ordre National





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