Boucle du Mouhoun : Ces boissons frelatées qui déciment la jeunesse, la population interpelle le gouvernement


S’il y a une préoccupation qui est partagée par les populations de la Boucle du Mouhoun, où séjourne (du 23 au 26 juillet 2020) le Premier ministre Christophe Dabiré, c’est bien le phénomène des boissons frelatées. Sur le sujet, elles ont également insisté et interpellé le gouvernement.

Après cinq provinces (sur les six que totalise la région), le Premier ministre Christophe Dabiré s’est bien nourri des préoccupations des populations. Elles sont, dans leur quasi-totalité, partagées par les provinces et sont quasiment les mêmes que connaissent le reste du Burkina. Dans cette partie du pays également, le phénomène terroriste et ses effets se vivent (des morts, des enlèvements, des écoles fermées, des populations déplacées, etc.).

Au rang des phénomènes sociaux inquiétants soulevés également par les populations, les boissons frelatées. « On n’en parle pas trop parce que ce sont des questions qui apparaissent toujours comme un tabou, pourtant Dieu seul combien elles déciment la jeunesse. Quand ils (jeunes, ndlr) sont sous l’emprise de ces frelatés, ils sont à la merci de tout. Et en ces temps qui courent, c’est une porte d’entrée dans les rangs des terroristes », confie un leader communautaire dans le Nayala, participant aux échanges avec le Premier ministre.

Le gouvernement a été interpellé dans la quasi-totalité des six provinces sur le phénomène.

Des jeunes rencontrés sur le sujet à d’autres étapes de la tournée affirment l’existence du phénomène, quand bien même ils sont restés peu bavards sur la préoccupation. En tous les cas, les forces-vives ont interpellé le gouvernement sur l’urgence de faire face à la question. « Il faut interdire la production, l’importation et la consommation des boissons frelatées qui décime la jeunesse », se sont voulus précis certains citoyens de la Boucle du Mouhoun.

Au-delà de la Boucle du Mouhoun, cette question de boissons frelatées constitue un véritable problème national. De nombreuses régions vivent le phénomène, à commencer par la capitale, Ouagadougou.


Le ministre du commerce, Harouna Kaboré, avait donné le ton par une campagne de lutte contre ces boissons dangereuses, mais la réalité du terrain semble être tout autre. Pourtant, il faut impérativement parvenir à contrer le phénomène pour limiter les dégâts qui ne sont à plus à démontrer.

O.L.O

Lefaso.net





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