Bruxelles se fâche contre les conditions de destitution du Premier ministre



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Selon le chef de la diplomatie de l’Union Josep Borrell, qui s’est exprimé par le biais d’un message publié par les services extérieurs de l’UE, l’éviction du Premier ministre n’est pas constitutionnelle et elle fait craindre que le pays s’éloigne des engagements pris avec ses partenaires internationaux pour l’inclusion des États fédéraux et le rapprochement avec le gouvernement de Mogadiscio pourrait en pâtir.

Avec notre correspondant à Bruxelles,  Pierre Bénazet

L’Union européenne dénonce la destitution du Premier ministre somalien Hassan Ali Khaire. Selon Josep Borrell, « la Somalie a encore un long chemin à parcourir pour se libérer de l’insécurité, pour se libérer de sa dette et pour être libre de voter pour ses dirigeants politiques ». Le chef de la diplomatie européenne appelle les dirigeants somaliens à œuvrer d’ici là au maintien de l’unité nationale ; un message évidemment adressé à la fois au président Mohamed Abdullahi Mohamed Farmajo et aux parlementaires qui ont voté l’éviction du Premier ministre.

Pour l’Union européenne, ce vote n’est pas conforme aux fondements constitutionnels de la Somalie que soutient financièrement l’UE. Josep Borrell fait savoir que l’Europe cherchera à établir les responsabilités de ce vote de défiance à Mogadiscio.

Le chef de la diplomatie européenne souligne surtout que la veille de ce vote de défiance, le président somalien avait rencontré le représentant des États fédérés et que cette rencontre très attendue devait être reconduite le 15 août. Pour l’UE, l’éviction d’Hassan Ali Khaire pourrait « faire dévier la Somalie de la voie qu’elle s’est engagée à suivre ».



rfi

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