Cameroun: Drogue en milieu universitaire – Le Minesup affine les stratégies de lutte


Des propositions pour éloigner la culture du cannabis des campus ont été élaborées vendredi dernier par le Comité interministériel en charge de cette question

Créer des club anti-drogue, former le personnel des universités, organiser des journées portes- ouvertes, dépister les étudiants lors de leurs inscriptions au campus. Voilà quelques propositions élaborées par le Comité interministériel de lutte contre la culture du cannabis au Cameroun vendredi dernier, au cours d’une réunion présidée par le Pr. Wilfried Gabsa, secrétaire général du Minesup au nom du ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des Ordres académiques. Il était question pour les médecins chefs des centres médico-sociaux des universités d’Etat et des institutions privées de l’Enseignement supérieur de faire un état des lieux des activités des exercices 2019 et 2020 dans le cadre de la lutte contre la consommation du cannabis dans leurs campus respectifs. Après quoi, il fallait trouver des moyens d’éloigner la culture de cette drogue du milieu universitaire.

Avant d’élaborer ces propositions qui seront soumises au Minesup et transmises plus tard au Premier ministre chef du gouvernement, le SG a tenu à rappeler le contexte et la justification des assises qui interpellent plus d’un. Selon lui, le cannabis est la drogue la plus accessible. Comme plante, elle pousse facilement. Elle est également source de revenus illicites pour beaucoup de personnes dans les zones rurales du pays.

En termes de consommation, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime note qu’une bonne partie de la forte prévalence de l’usage récréatif de cette drogue dans le monde est observée en Afrique occidentale et centrale, où plus de 12% des personnes âgées entre 15 et 64 ans dans la région sont en consomment. « Il est important de noter que si plusieurs études établissent un lien entre la consommation du cannabis et les troubles mentaux, l’on a de bonnes raisons d’être préoccupé par les effets de cette substance sur le cerveau en croissance. D’où la nécessité d’efforts accrus pour prévenir la consommation du cannabis chez les jeunes et les populations vulnérables de nos institutions universitaires », a confié le Pr. Gabsa

Pour parvenir, ou aux propositions sus évoquées, plusieurs axes ont été dégagés. Il s’est agi de fonder l’action sur l’observation, la recherche, l’évaluation et la formation, de prendre en charge les étudiants les plus exposés et réduire les risques, de renforcer la sécurité, la tranquillité dans les campus universitaires et d’exercer une coordination des actions au niveau national .



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