Cameroun: Fonds spécial Covid-19 – La répartition est faite


En plus du décret de Premier ministre fixant l’enveloppe de chaque administration impliquée, une circulaire du ministre des Finances précise les modalités de fonctionnement, entre autres.

Depuis le 22 juillet dernier, on en sait un peu plus sur le Fonds spécial de solidarité nationale pour la lutte contre le coronavirus et ses répercussions économiques et sociales. Un Fonds doté d’une enveloppe de 180 milliards de F, constituée des ressources issues du budget de l’Etat, des versements à caractère non fiscal des personnes physiques ou morales, ainsi que des contributions des partenaires techniques et financiers sous forme de dons ou de prêts. En effet, mercredi dernier, le Premier ministre, chef du gouvernement Joseph Dion Ngute a signé un décret fixant la répartition de la dotation allouée. Ainsi, près de 132 milliards sont destinés au fonctionnement et les 48 autres milliards à l’investissement. A répartir entre une vingtaine d’administrations. Le PM rappelle par ailleurs à quoi sont destinées les ressources financières du Fonds spécial de solidarité nationale.

La recherche active des cas et la prise en charge des personnes infectées est la première des dépenses, notamment pour le volet social. Au 24 juillet 2020, on comptait 16 708 cas positifs au Covid- 19 au Cameroun, avec 14 539 personnes guéries, pour un total de 139 295 tests effectués. Parmi les autres actions à mener, il y a la couverture des dépenses liées aux mesures administratives de régulation sociale ; l’octroi des appuis aux personnes socialement vulnérables et enfants de la rue affectés par le Covid-19 ; l’extension à toutes les régions et aux au- tres groupes cibles du programme filets sociaux ; le développement des enseignements à distance et la distribution des outils et supports pédagogiques en milieu rural, entre autres.

Pour ce qui est des répercussions économiques, l’Etat prévoit l’acquisition d’intrants, l’encadrement des producteurs et la mise en place du dispositif d’incitation pour une meilleure production agricole, vivrière et pastorale. Le financement de la recherche et de l’innovation, plus précisément le développement de la recherche et de la production locale des produits pharmaceutiques de première nécessité est également compris. Mais il n’a pas seulement été question de répartir ces fonds. Le PM donne également des directives pour garantir la transparence dans l’utilisation de ces ressources. C’est ainsi que dans son décret du 22 juillet, Joseph Dion Ngute prescrit un rapport d’activité tri- mestriel à chaque chef de département ministériel bénéficiaire d’une dotation, à transmettre au ministère des Finances. Le Minfi devra à son tour rendre compte des dépenses tous les six mois. C’est d’ailleurs dans ce cadre que Louis Paul Motaze a signé une circulaire précisant les modalités de fonctionnement, le circuit d’exécution des dépenses relatives au Fonds, le reporting financier et les mécanismes de suivi-évaluation du Fonds spécial .



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