Avant le remaniement, les radicaux polonais entendent imprimer leur marque



Pour les médias polonais, la sortie de la convention d’Istanbul sur la protection des femmes victimes de violences a peu de chances d’aboutir. Mais l’initiative doit permettre aux membres les plus radicaux du gouvernement d’asseoir leur position à l’approche d’un remaniement qui doit tirer les leçons de l’élection présidentielle du 12 juillet dernier.

Pourquoi maintenant ? s’interroge la presse polonaise après la demande formulée par le ministre de la Justice, Zbigniew Ziobro, de désengager le pays de la convention d’Istanbul. Lundi 27 juillet, il a officiellement saisi le ministère de la Famille d’une requête visant à démarrer la procédure de dénonciation de ce traité international de lutte contre la violence à l’égard des femmes.

Adoptée en 2011 par le Conseil de l’Europe et ratifiée quatre ans plus tard par la Pologne, la convention d’Istanbul fait depuis longtemps l’objet des critiques du Parti national-conservateur Droit et Justice (PiS), souligne l’hebdomadaire de gauche Polityka, qui rappelle que Zbigniew Ziobro avait déjà appelé en 2016 à dénoncer le document.

Sans questionner le bien-fondé des mesures de protection des victimes de violences, le sulfureux ministre, également auteur de réformes controversées du système judiciaire, reproche à la convention de colporter

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Romain Su





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