Cameroun: Extrême-Nord – Paul Biya offre 500 000 plants d’anacardier


Ce don du président de la République a été remis le 24 juillet par le Directeur général de l’IRAD

D’entrée de jeu, Dr Francis Ngome Abesone, le Directeur général adjoint de l’Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD), envoyé à Maroua dans le cadre de cette mission a tenu à justifier le sens de cet appui du président de la République : « Le chef de l’Etat veut diversifier la production agricole… et ici dans la région de l’Extrême-Nord, c’est le coton qui est la principale culture de rente alors que dans d’autres régions, il y a l’hévéa, le palmier à huile, la banane et beaucoup d’autres cultures.

Le chef de l’Etat a insisté. Il ne faut pas que les gens achètent ces plans ». On peut ainsi imaginer la joie qui animait les organisations paysannes de l’Extrême-Nord le vendredi dernier, 24 juillet 2020. Cette cérémonie a eu lieu à l’esplanade du centre IRAD de Maroua où a été lancée cette campagne de distribution gratuite de 500 000 plants d’anacardier ; c’est une opération qui va étendre sur plusieurs semaines, vu l’importance de la quantité. Les bénéficiaires sont issus de tous les départements de la région Depuis trois ans, les plants d’anacardiers étaient produits à Wakawa dans l’Adamaoua, mais cette année, ils l’ont été à Maroua ; ceci dans le but de faciliter leur transport et leur distribution.

Dr Sali Bourou, le chef du centre IRAD de Maroua a salué le « top management » pour cette marque de confiance attribuée à la structure dont il a la charge. L’objectif de ce projet du chef de l’Etat est de distribuer gratuitement 5 millions de plans d’anacardiers dans cinq ans, sur une superficie estimée à 50 000 hectares de terres.

L’anacardier, faut- il le souligner, est une plante à multiples usages et elle présente aujourd’hui une importante source de devises. Cette culture, a dit le Dr Francis Ngome Abesone, va permettre de booster la production de la noix de cajou et faire du Cameroun un pays exportateur en améliorant les revenus des paysans. « J’invite les heureux bénéficiaires à faire bon usage afin que cette spéculation soit mise au profit des générations présentes et futures », a martelé le Directeur général adjoint de l’IRAD .



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