Cameroun: Traitement de l’hépatite virale C – L’espoir qui vient de Yaoundé


Alors que la communauté internationale célèbre ce 28 juillet, la Journée de lutte contre cette pathologie un groupe de chercheurs camerounais est en voie de mettre au point un traitement très promoteur.

Le Cameroun ainsi que le reste de la planète entier célèbrent ce jour la Journée mondiale contre l’hépatite. Une journée internationale qui a pour but de sensibiliser sur cette pathologie qui fait de millions de décès à travers le monde. C’est également l’occasion de renforcer le travail stratégies scientifiques pour améliorer l’accès aux services de dépistage et de traitement. Au Cameroun, l’on estime à environ 2,2 millions de personnes souffrant de l’hépatite B et près de 2 millions touchés par l’hépatite C. Des efforts sont cependant consentis par des spécialistes du domaine pour parvenir à l’élimination de ces maladies encore appelées « tueuses silencieuses ». Ceci parce qu’elles restent longtemps muettes et évoluent pendant 10, 20 ou 30 ans avant que de graves complications apparaissent à l’instar du cancer du foie et la cirrhose, qui n’ont pas de traitement curatif.

A Yaoundé, une étude menée récemment contre l’hépatite C par une équipe de chercheurs conduite par le Pr. Oudou Njoya de la Faculté de médecine et de sciences biomédicales de l’Université de Yaoundé I va sans doute redonner de l’espoir aux malades. Les résultats de cette recherche qui viennent d’être rendu publique ont en effet permis de traiter avec succès 161 malades. Avec un taux de réussite supérieur à 95 % en trois mois de prise en charge seulement. Les patients bénéficiaires de cette étude révolutionnaire ont été identifiés dans six centres de traitement à Yaoundé, notamment le Centre hospitalier et universitaire de Yaoundé (Chu), l’hôpital général et l’hôpital militaire.

« Cette étude est importante car elle montre bien que le traitement de l’Hépatite C avec de nouveaux antiviraux peut réussir dans le contexte médical du Cameroun », a souligné le Pr. Oudou Njoya pour qui le dépistage des patients reste un défi, parce que de milliers de Camerounais ignorent qu’ils sont porteurs de ce virus. Pour ce qui est de l’échantillon de cette étude, la plupart des malades ont été informés de leur statut à l’occasion d’un don de sang. L’équipe de recherche a déjà lancé deux autres séries d’études de démonstration de faisabilité de traitements par les antiviraux dits « d’Action Directe ». Elles impliqueront chacune au moins 300 malades et concerneront des patients porteurs de l’hépatite C, identifiés au préalable dans les banques de sang. Ainsi que des personnes co-infectées par le VIH et déjà sous traitement du sida. L’étude se fera sur la base d’un financement basé sur la performance et si les résultats sont probants, les chercheurs envisagent de les porter à l’échelle nationale pour sauver de nombreux Camerounais.



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