Cameroun: Jean II Fotso pour l’éternité !


L’industriel a été inhumé samedi dernier dans sa terre natale de Famla à Djedem.

« Nous déposons cette gerbe de fleurs sur ta tête pour te dire que papa, repose en paix et sois sûr que les orphelins que tu as laissés, nous allons ensemble nous battre pour leur donner une éducation digne. » A la prononciation de cette phrase par Rachel Fotso, la première épouse de Jean II Fotso, l’assistance applaudit à tout rompre. C’est que, ce propos constitue l’épilogue de la cérémonie des obsèques de l’industriel dont la dépouille avait été scellée par l’une de ses épouses. Heureusement, les conciliabules engagés par des proches aboutiront à la levée desdits scellés et son inhumation samedi dernier, dans le caveau familial.

Lors de l’office religieux, l’évêque du diocèse d’Obala, Mgr Léopold Sosthène Bayemi Matjei se sert du livre de Mathieu pour rappeler que le vrai bonheur réside dans le service. Il explique que plusieurs personnes trouvent leur bonheur dans le plaisir (de la chair), la gloire ou encore dans la vertu Mais, le prélat précise que Jésus, qui a lavé les pieds de ses disciples, ajoute à la vie vertueuse le service, le don de soi.

Dans la phase des témoignages, les qualités du disparu sont relevées. On note entre autres que Jean II Fotso, président régional de la chambre de commerce pour l’Ouest, était un capitaine d’industries, un bâtisseur, reconnu sur le plan local et hors des frontières nationales dans l’agro-industrie (huile végétale, savon). Pour le Pr. Lazare Kaptue, maire de Demdeng, la commune perd un conseiller municipal de valeur qui était un grand soutien financier et moral. Sa fille, Corinne, rappelle que son papa était un homme exceptionnel, un leader qui a su insuffler à sa famille l’amour, la paix, le vivre ensemble, des valeurs à pérenniser. Emmanuel Nzete, lui, se souvient d’un militant qui avait adhéré au projet du président national du Rdpc et qui a œuvré au renforcement du tissu économique, à la création des richesses et à la lutte contre le chômage.

Né en 1962, ce commandeur de l’Ordre national de la valeur, dit « Ta’a Souop Kouam », ne verra pas fleurir le gigantesque projet de construction du complexe industriel qu’il avait lancé à Douala. N’empêche ! Ses œuvres lui survivront.



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