Cameroun: Marché de la cité des palmiers – Les réfections toujours attendues


Pratiquement un an après le grave incendie qui avait ravagé cet espace marchand, les autorités municipales tarderaient toujours à engager les travaux d’aménagement et de réfection à la grande désolation des commerçants abandonnés à leur triste sort.

On se souvient que la nuit du 23 novembre 2019, au marché de la Cité des Palmiers dans le 5ème arrondissement, peu après 21 heures, un incendie s’était déclaré dans cet espace marchand. La zone fortement touchée par les flammes était celle occupée par les moulins à écraser, l’espace de vente de charbon et les vendeurs de viande fraiche. Le secteur de la mercerie et du poulet n’avait pas aussi été épargné, tout comme celui occupé par les couturières, les coiffeuses et les vendeuses de vivres frais. On avait alors estimé les dégâts à une cinquantaine de boutiques consumées. De l’enquête qui avait été ouverte, on n’en sait trop rien jusqu’à nos jours. Pire encore, les autorités municipales plus alertes quand il faut prélever les taxes sembleraient ne plus s’intéresser à ce sinistre en s’investissant tout au moins dans la réalisation de certaines infrastructures de commodités propres au marchés. Notamment, l’électrification, l’adduction en eau (potable et bouche d’incendie) sans oublier la construction des toilettes publiques. À l’observation, tout semblerait avoir été laissé sous la responsabilité des commerçants qui, se sentant abandonnés, s’organisent tant bien que mal pour rendre encore attractif cet espace pourvoyeuse de devises pour la mairie de ville.

Les 52 commerçants sur les 1500 que compte le marché qui avaient été boutés hors de leurs installations au lendemain de cet incendie depuis lors, n’ont plus jamais eu l’occasion de se réinstaller à leur grande désolation.

Collaboration franche

S’il y a lieu de reconnaitre qu’avec la nouvelle configuration de la ville et singulièrement l’arrivée de Mbassa Ndine et son équipe à la tête de la mairie de Douala depuis la disparition des communautés urbaines, des efforts semblent être faits, il nécessitera davantage de collaboration entre les autorités municipales via le régisseur du marché et les commerçants. « Nous avons trouvé ce marché dans un état de délabrement total, il n’y avait pas de portail, pas d’eau, pas de toilettes. Les cas de vol étaient récurrents. Il ne se passait pas une nuit sans qu’on enregistre 15 boutiques cassées. Du fait du dynamisme du maire de la ville, nous avons décidé de rendre viable notre marché. »

Mais cela relève-t-il de la compétence des commerçants, Pourrait-on se demander quand on sait que certains d’entre eux n’ont pas toujours été « recasés » : « nous espérons que le maire de la ville viendrait renforcer nos équipes. Ce d’autant plus que, sans ces réfections, la mairie sera en train de perdre beaucoup d’argent », nous aura confié un commerçant qui reconnait que les nouvelles réformes engagées dans la gestion de ces espaces marchands donnent tous les pouvoirs au régisseur du marché. Il ne suffira pas seulement d’implémenter une nouvelle vision au sein du marché. Mais il faudra surtout que « tous ensembles, nous soyons unis et bénéficions des avantages du marché », conclut notre source.



allafrica

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