Centre hospitalier de Ziguinchor / L’hôpital croule sous le poids de la dette et de sa masse salariale largement supérieures aux recettes.


La masse salariale de l’hôpital régional de Ziguinchor est supérieure de 50% par rapport aux recettes récoltées par mois. Un gap voire fossé qui intrigue plus d’un.

Le personnel de l’hôpital est de 400 agents dont 86 étatiques et 04 contractuels du ministère. Ce qui fait un total de 90 agents et les 310 autres sont à la charge de l’hôpital. C’est du médecin au technicien de surface. La question qui se pose dès lors est celle de savoir comment payer cette masse salariale ? Plus de 50% des médecins sont à la charge de l’hôpital, sans compter le personnel paramédical. Plus de 95% du personnel paramédical (technicien supérieur, sage-femme d’État, infirmier d’État, assistant infirmier d’État, aide-soignant) sont des contractuels de l’hôpital.

L’hôpital procède à des découverts pour payer les salaires

La masse salariale est estimée à 70.000.000 millions (soixante-dix millions) par mois. Les recettes de l’hôpital tournent autour de 35 voire 40 millions. Un vrai fossé de 50%. Par  quelle gymnastique procède la direction pour payer les salaires ? Des sources concordantes révèlent que le directeur procède régulièrement à des découverts  pour pouvoir compléter et payer les salaires. Ce qui irrite l’ensemble des syndicalistes qui ont promis de faire une sortie médiatique : « pourquoi le directeur ne va pas au ministère pour taper du poing sur la table et dire que la masse salariale je ne peux pas la supporter ? » s’est interrogé un des porte parole joint par Dakaractu.

 L’hôpital traîne une lourde ardoise au niveau de l’Ipres

Plus grave encore, l’hôpital traînerait  une lourde ardoise par rapport aux charges sociales. Il coupe la cotisation de l’employé pour l’Ipres et ne reverse pas la part de l’employeur. En somme, il ne verse ni la part de l’employé ni sa part à l’Ipres. Ce qui signifie que l’hôpital traîne une lourde ardoise au niveau de l’Ipres. Des sources soutiennent mordicus que financièrement et techniquement, l’hôpital ne peut pas le payer. C’est pourquoi les syndicalistes vu cette situation qui ne fait que s’accentuer, ont  opté pour l’apurement de la dette de l’Ipres en introduisant une demande d’épongement de la dette. C’est ce qui est d’ailleurs à l’origine du non-paiement de pensions de retraite de certains agents par l’Ipres.

D’ailleurs la dette de l’État ne fait qu’augmenter. L’année passée elle était estimée à plus de 1 milliard et elle avoisine actuellement les 2 milliards. 

Le paiement des heures supplémentaires et le fossé qui existe entre agents

Il y a 86 fonctionnaires de l’État et les 06 contractuels du ministère. Il y a des Cdi dans le décret des non fonctionnaires, des Cdi dans la convention collective du commerce. Tous les contractuels de l’hôpital régional de Ziguinchor sont soumis au même régime que tous les travailleurs de l’hôpital. La question qui taraude l’esprit du personnel c’est comment se fait-il qu’une partie de l’hôpital perçoive les heures supplémentaires chaque quatre mois etqui tournent autour de 200.000 par agent. 

Par contre, les contractuels de l’hôpital régional perçoivent une cagnotte annuelle payée à ses agents sous forme d’heures supplémentaires qui n’atteint même pas 50.000f et une fois par année. Ceci au moment où les agents de l’Etat et les non-fonctionnaires de l’Etat reçoivent 200.000X3= 600.000 francs.

 Le directeur « veut payer les heures supplémentaires en les divisant par deux, commencent à râler les employés de l’hôpital. Il veut payer de janvier à juin et différer un paiement du mois de juillet à décembre pour ultérieurement », nous souffle-t-on…



Dakaractu

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