Charte africaine de la démocratie des élections : Le PNUD outille une vingtaine de journalistes et acteurs de la société civile


Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) organise, les 28 et 29 juillet 2020 à Koudougou, un atelier de formation d’acteurs des organisations de la société civile (OSC) et de journalistes sur la Charte africaine de la démocratie des élections et de la gouvernance. Objectifs, accélérer la ratification et la domestication des traités de l’Union africaine.

Depuis la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) en 1963 à nos jours, ce sont au total 76 instruments juridiquement contraignants qui ont été adoptés par l’institution continentale dont dix-sept (17) sont des statuts qui sont entrés en vigueur après leur adoption par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement.

Une vue des participants à la formation

Cependant, sur les cinquante-neuf (59) traités, seulement trente-cinq (35) sont entrés en vigueur, laissant un total de vingt-quatre (24) qui attendent encore leur entrée en vigueur en raison du nombre requis de ratifications ou d’adhésions par les États membres. Le Burkina Faso a ratifié quarante-deux (42) traités sur les cinquante-neuf (59).

Dans le but de faire face aux défis liés à la ratification et à la domestication, l’Union africaine (UA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont conçu le projet « Accélérer la ratification et la domestication des traités de l’Union africaine ». Soutenu par le gouvernement suédois, ce projet aidera à renforcer la capacité de l’UA à moyen et long terme pour gérer le processus de ratification et d’apporter un soutien sur mesure aux États membres confrontés à des problèmes de domestication.

Le représentant résident du PNUD au Burkina Faso, Dieudonné Kini (à gauche)

Afin de constituer un bon relai en cette période préélectorale, le PNUD organise un atelier de formation de 48 heures. « La tenue de cette formation dans le contexte des préparatifs pour les élections permettra non seulement de renforcer les capacités des organisations de la société civile et des journalistes sur les instruments de l’Union africaine avec un focus sur la Charte africaine des élections, de la démocratie et de la gouvernance mais aussi sur le monitoring du processus électoral dans le contexte des élections présidentielles », a indiqué Dieudonné Kini, le représentant résident du PNUD au Burkina Faso.

Un environnement juridique propice au développement durable

De manière spécifique, il va s’agir entre autres d’identifier les obstacles potentiels à la mise en œuvre de ces traités au Burkina Faso, identifier et répertorier des propositions d’actions claires à développer pour une mise en œuvre de ces traités au Burkina Faso ; et susciter le débat autour de la mise en œuvre de ces traités afin de développer et soutenir des actions en vue de leur diffusion et le monitoring de leur mise en œuvre.

Les acteurs de la société civile et les journalistes sont sensibilisés sur les traités de l’UA et leur importance

Selon Dieudonné Kini, ce projet est aussi un cas d’école dans la mesure où ses réussites et échecs serviront à mieux définir les contours du futur partenariat NU-UA. En effet, la conception de ce projet part du principe que la réalisation des objectifs des agendas 2030 et 2063 nécessite un environnement juridique propice au développement durable.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Cryspin Masneang Laoundiki

Lefaso.net





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