Cameroun: Bepc, CAP – Dans le vif du sujet


Ils affrontent depuis hier, sur toute l’étendue du territoire national, les examens écrits malgré quelques cas d’absences enregistrés.

7h30 au centre d’examen du Lycée général Leclerc hier matin. A l’entrée, des policiers et des gardiens veillent. Les parents, placés de l’autre côté de la route n’ont pas le droit d’entrer ni de rester à proximité. A leur arrivée, la température des candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) est prise. Le lavage des mains et le port du masque sont obligatoires. Sont retenus à cet endroit, pull-overs, voiles, foulards, sacs à mains, trousses. Les seuls objets autorisés au sein du centre d’examen sont les stylos à bille, règles, crayons. Le goûter, dans un sachet plastique transparent est également permis car la pause se déroule dans les salles. A 7h45, le chef de centre, André Fouda, qui a pris la peine de s’assurer que tout est bien en place dans les deux secrétariats, rejoint les équipes postées à l’entrée.

Il attend les derniers arrivants. Tout en regardant sa montre, le proviseur indique à ses collaborateurs qu’il y a encore du temps. Les épreuves démarrent à 8h. Autour de 7h et 58 minutes, la candidate Nguélé A. arrive en sueur. Pas moyen de la réprimander, le stress se lit déjà sur le visage de la jeune fille. Tout en la rassurant qu’elle a encore du temps, le chef de centre lui demande de se rendre dans sa salle au petit trot. Au même moment, un autre jeune garçon, le frère d’un des candidats arrive sur une moto. Il détient le récépissé de son cadet oublié à la maison. Le document essentiel est récupéré par l’un des surveillants. Mais le jeune homme n’est pas rassuré. Il veut savoir si le récépissé arrivera à bon port. Les parents qui l’observent le rassurent : « Ça va, ne te dérange pas. Ils vont remettre à ton frère son récépissé ».

8 h. début de la première épreuve : Etude de texte. Dans les salles, les candidats qui attendent impatiemment retournent les copies et découvrent le texte et les questions. Une heure. C’est le temps qu’ils auront pour le traiter. Dans chaque salle, deux surveillants. Les candidats sont parfois comptés par vingtaine ou par douzaine, en fonction de l’option choisie. Une heure après les copies sont ramenées au niveau des secrétariats. La seconde épreuve est lancée : la dictée. Attentifs, les candidats écoutent la première lecture du texte intitulé : « Une maison mystérieuse », avant de se jeter à l’eau. Pour le chef de centre, André Fouda, tout se passe très bien. Néanmoins, l’on enregistre 15 absences pour 1306 inscrits.

Au centre d’examen du Collège d’enseignement technique industriel des filles (Cetif) de Yaoundé, c’est la même ambiance. Silence de cimetière, les épreuves écrites du Certificat d’aptitude professionnel (Cap) qui ont démarré lundi dernier avec les matières générales se sont poursuivies hier avec les spécialités. C’est l’épreuve de législation du travail qui est à l’honneur. Le candidat doit être capable d’établir un contrat de travail, les conditions de travail mais aussi de faire une facture. Le Cetif enregistre néanmoins quatre absents pour 390 inscrits. Les épreuves s’achèvent ce samedi. Pour cette session 2020, ils sont 13768 candidats au Cap, 3059 au Bepc bilingue et 226 201 au Bepc classique.



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