Cameroun: Office du bac – Sécurité renforcée


Une fois la fuite des épreuves constatée, l’Office s’est mis au travail pour le bon déroulement de l’examen.

C ‘est du travail en plus mais l’Office du baccalauréat du Cameroun (Obc) se dit prêt pour lundi. A peine la fuite en physique, chimie et en sciences de la vie et de la terre constatée, les équipes se sont mises au travail pour confectionner de nouvelles épreuves. Mais aus

si pour renforcer la sécurité autour du transit desdites épreuves de l’Office à la salle d’examen. A l’Obc, il se dit qu’il n’y avait pas mieux sur la balance que la reprise desdites épreuves, afin que cette session du baccalauréat ne soit pas discréditée.

L’opération a bien évidemment un coût avec le redéploiement des intervenants, la multiplication des épreuves et autres, mais c’est un mal nécessaire de l’avis d’une source bien introduite dans cette structure. « Nous ne pouvons délibérer un baccalauréat avec autant de fuites d’épreuves. Ce n’est pas possible », affirme-t- elle.

N’allez surtout pas croire que c’est la seule action menée depuis cet incident malheureux. Les enquêtes sont aussi en cours pour épingler et sanctionner tous ceux qui ont participé à la mise sur la place publique de ces épreuves avant l’examen.

« On risque d’avoir un record de sanctions cette année. Tous ceux qui ont de près ou de loin été impliqués dans cette affaire, doivent s’attendre à un retour de frappe », promet notre informateur.

Depuis sa création en effet, l’Obc assure mettre tout en œuvre pour sécuriser les examens. Il produit les épreuves et celles-ci sont acheminées à travers le pays dans des enveloppes scellées. Ces enveloppes sont d’abord présentées aux candidats en salle avant le retrait desdites épreuves pour la composition.

Le dispositif sécuritaire qui a bien fonctionné depuis des années a malheureusement été piraté le 23 juillet dernier, avec la circulation des trois épreuves dans les réseaux sociaux.

« Dans l’une de ces photographies, l’enveloppe envoyée par l’Obc dans les centres d’examen est bien visible, tout comme le scotch de sécurité utilisé par l’institution.

Ce qui veut dire que l’auteur de cette fuite a ouvert l’enveloppe et a filmé l’épreuve avant de l’envoyer dans les réseaux sociaux.

C’est pour cela que l’on soupçonne un chef de centre », fait-on savoir à l’Office. Si cette fois, l’auteur de cet incident a réussi son coup, il devra changer de tactique s’il veut récidiver. L’Obc est en train de consolider le dispositif en place afin d’éviter toute fuite.

Comme on l’explique sur place, il est quasiment impossible de placer un gendarme derrière chaque chef de centre, lorsqu’on en a plus de 1000, mais des stratégies sont en gestation pour contrer de tels phénomènes, n’honorant pas le système éducatif camerounais .



allafrica

A lire aussi

Laisser un commentaire