Cameroun: Lutte contre Boko Haram – Plus de 200 ex-combattants enregistrés


A l’Extrême-Nord, on n’en comptait qu’une centaine il y a trois ans, aujourd’hui ils sont 155 et près de 60 autres sont actuellement en exploitation.

La politique de la main tendue du chef de l’Etat en faveur des anciens combattants de Boko Haram est bien perçue au sein de ces derniers. Certes, leur arrivée au centre de la Force multinationale mixte (FMM) de Mora s’est faite en vagues successives, mais toujours est-il qu’en 2018, leur nombre dépassait légèrement la centaine, mais aujourd’hui, ils sont déjà 155.

Dans les détails, il y a 87 hommes, 41 enfants, et 28 femmes dont 9 qui attendent déjà des bébés ; selon les affirmations d’Oumar Bichaïr, chef du Centre régional de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (CDDR) de l’Extrême-Nord, cette structure a déjà acheté des « chèques santé » à ces femmes, question de permettre de leur assurer un bon accouchement dans des structures sanitaires appropriées.

Midjiyawa Bakari, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord est allé à la rencontre de ces ex-combattants le 22 juillet dernier dans leur nouveau site sis à Méri, précisément dans les anciens locaux de la maison d’arrêt de cette ville. « Ils sont déjà dans des attitudes citoyennes. Ils se sont déjà départis des méthodes violentes. Ils sont prêts à apporter leur contribution à la construction de la Nation conformément à l’appel du chef de l’Etat qui leur avait demandé de déposer les armes » a déclaré le gouverneur au terme de cette visite.

Ces hommes et femmes font l’objet d’une grande attention de la part des pouvoirs publics. A Méri, ils vivent dans un bon cadre d’hébergement. Ils sont pris en charge sur le plan sanitaire. Certains sont en train de continuer les petits métiers qu’ils avaient déjà commencé dans l’agriculture, l’élevage, et même le petit commerce dans les marchés périodiques environnants et reviennent dormir au camp.

Leur sécurité est assurée par un détachement des forces de l’ordre et de sécurité qui est présentement à Méri, à savoir, la police, la gendarmerie et l’armée. De même, leur alimentation est prise en charge par le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR).

Le fait qu’on enregistre des cas de grossesses dans cette structure prouve à suffisance que le stress qui habitait certains d’entre eux les libère progressivement. Selon les affirmations du chef du centre régional de DDR, depuis l’arrivée des ex-combattants à Méri, c’est pratiquement tous les jours que des cas de reddition sont enregistrés dans les rangs des Boko Haram ; et ceci pour que ceux-ci viennent répondre à l’appel du président Paul Biya.



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