Cameroun: Incitations aux investissements – L’API signe deux nouvelles conventions


Les agro-industries à accompagner vont investir plus de 22 milliards de F au total.

Il avait besoin de cette convention pour lancer ses activités. Maintenant qu’il la tient, le travail peut commencer. Etienne Valère Olougou Okounou, directeur général de la société agropastorale et industrielle de Ngaoussai dans la région de l’Adamaoua a en effet paraphé jeudi dernier à Yaoundé avec l’Agence de promotion des investissements (API) une convention. Elle va lui permettre de mettre en place une unité industrielle de production de lait et de biogaz à Ngaoussai avec un montant d’investissement estimé à neuf milliards de F et un nombre d’emplois projetés à 200. « Je remercie le président de la République pour avoir donné son haut accord pour nous accompagner dans la viabilité et la rentabilité de ce projet. L’objectif global de ce projet c’est déjà l’amélioration des conditions de vie des populations par l’emploi et aussi booster la production de lait », a indiqué le directeur général de cette structure.

Avec Africa Food manufacture division semoulerie, autre structure qui a signé une convention avec l’API jeudi, il sera question de la mise en place d’une unité industrielle de production et de fabrication de semoule d’une valeur de plus de 13 milliards de F. « Nous avons pour mission de produire la semoule de blé dur pour faire les pâtes alimentaires. Économiquement, nous allons créer des emplois (près de 700), améliorer la production locale. Cette semoulerie nous permettra de réduire les coûts de production et de produire des pâtes dans un meilleur rapport qualité-prix», a indiqué Gisèle Yamba, directrice commerciale et marketing de Africa Food. La production journalière ici est projetée à 350 tonnes.

Le total de ces investissements prévisionnels est de plus de 22 milliards de F avec 898 emplois projetés. « Ces conventions vont permettre à ces sociétés de pouvoir se mouvoir en toute sérénité et surtout alléger les coûts liés à la mise en place de leurs structures. Ce dispositif a été mis sur pied dans le cadre de la réglementation sur les investissements pour permettre justement aux entreprises de s’assurer que les coûts de mise en place ne vont pas trop peser sur leur trésorerie », a indiqué Marthe Angeline Minja, Dg de l’API.

La balle est donc désormais dans le camp de ces investisseurs qui s’engagent dans des secteurs où le Cameroun continue d’importer. «Nous sommes dans le secteur de l’agro-industrie, filière bovine. Il y a un besoin réel. En termes d’importation en produits laitiers, nous avons une facture de plus de 20 milliards de F par an, donc nous importons beaucoup de produits laitiers. C’est une activité rentable et on va créer une valeur ajoutée à partir des produits que nous allons fabriquer: fromage, lait pasteurisé, yaourt, etc.», a précisé Etienne Valère Olougou Okounou.



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