Congo-Kinshasa: Notation souveraine – La RDC se fera désormais accompagner


Il revient à la Citibank de conseiller les autorités RD-congolaises en cette matière. Cette collaboration est entrée en vigueur officiellement, depuis le 3 août , à l’issue de la signature d’un accord de partenariat entre le ministre RD-congolais des Finances, Sele Yalaghuli, et le directeur général de la banque en RDC, Willy Mulamba.

Pour une certaine opinion, très méfiante, la méthodologie opaque des agences de notation leur laisse une trop grande marge d’appréciation subjective du risque souverain. Loin de représenter l’avis de la majorité, il existe aussi une autre opinion, à l’instar de celle de la RDC, plus encline à penser que la notation souveraine a forcément un impact significatif sur la solvabilité d’un pays sur une base comparable. Autant en faire une alliée de taille dans les efforts de recherche des financements auprès des marchés financiers.

Aujourd’hui, la note souveraine devient un élément majeur dans l’architecture financière de l’Afrique. Il s’agit en fait des opinions sur la probabilité relative de défaut. En d’autres termes, les agences de notation plus en plus nombreuses dans le continent africain évaluent le risque que les dettes ne soient pas payées dans leur intégralité à l’échéance. Les notes qui se basent sur des critères économique, financier et politique, contribuent à lever des fonds directement sur les marchés de capitaux. Pour les pays concernés par les notes, les agences exercent une sorte de contrôle extérieur indépendant en leur indiquant les forces et faiblesses de leur qualité crédit. En outre, les chiffres révèlent le développement assez fulgurant des flux d’investissement directs étrangers vers l’Afrique. Et les encours de la dette extérieure ont augmenté fortement dans le continent au cours des dernières décennies.

Dans le partenariat entre la RDC et la Citibank, la banque va agir comme conseillère pour la notation souveraine du pays. Preuve de l’importance de l’événement, la signature de l’accord a eu lieu en présence du conseiller spécial du chef de l’Etat, Jean-Claude Kabongo. Même si le pays ne dispose pas d’un véritable marché financier capable de rivaliser avec les géants de la région comme l’Afrique du Sud, les notes des agences permettent tout de même aux pays notés de prendre la mesure exacte des avancées dans leur domaine financier. Pour le cas de la RDC, l’objectif recherché par cet accord de partenariat est de faciliter les relations entre le pays et les investisseurs institutionnels internationaux.



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