Le CESE dissèque les impacts de la pandémie et donne son avis sur le Plan de résilience


Jugeant la réaction de l’État du Sénégal prompte et efficace, Dr Touré s’est félicitée de la mise en œuvre de la force Covid-19. Pas moins de 1000 milliards destinés à la lutte contre la pandémie. 

 

Une manière pour le gouvernement de juguler la situation et limiter les conséquences drastiques aux plans cités ci-dessus. D’où l’importance dudit rapport, qui selon la présidente du CESE : « Contribue à l’analyse de la portée et des contraintes du programme de résilience économique et sociale… En engageant la réflexion sur les effets de la Covid-19 aux plans sanitaire, économique et social, ainsi que la gestion de l’après covid-19 pour assurer au Sénégal une souveraineté sanitaire, alimentaire et une relance de l’économie nationale… »

 

L’œil du CESE : L’impact de la Covid-19 sur le plan sanitaire et social….

 

Sous ce rapport, dans la première partie de ce condensé d’avis et ou de propositions d’actions émanant du CESE, mis à part les considérations générales, il a été disséqué dans un premier temps, les différents effets de la pandémie sur le plan sanitaire mais aussi social. 

 

Une tâche confiée aux membres de la commission en charge de l’économie, de la santé et des affaires sociales. Ces derniers ont souligné le non-respect des gestes barrières au niveau de nombreuses populations, de la pression du nombre de patients et de décès, du défi de la qualité des relations entre le personnel de santé et les patients, la disponibilité des masques, ont insisté sur la nécessité d’avoir un système d’information adapté (avec l’amélioration de la communication de proximité ou de masse en matière de santé) entre autres…

 

« L’importance de la communication sociale pour une meilleure prise en charge des cas asymptomatiques… L’insuffisance des ressources humaines et des infrastructures »

 

En outre, sur le plan du système sanitaire, les conseillers de la présidente du Cese ont mis l’accent sur l’importance de la communication sociale pour une meilleure prise en charge des cas asymptomatiques, de la soutenabilité de la gratuité des soins par rapport à la gestion de la pandémie de la Covid-19. La question de la prise en charge des enfants de la rue, des déficients mentaux et des patients souffrant d’autres pathologies a été soulevée. Non sans manquer de traiter de la nécessité de relever le plateau technique. Le rapport de rappeler le fait que la plupart des établissements de santé de niveau 3 se trouvant dans la capitale, Dakar. L’insuffisance des ressources humaines et des infrastructures aura été au centre des préoccupations du Cese. 

Distribution de l’aide alimentaire : « La pertinence de la stratégie consistant à acheter des denrées devrait être repensée… »

 

Au plan social, de l’avis de l’ancien ministre de la justice et de ses proches collaborateurs, la multiplication des actions de communication reste de mise pour freiner la propagation du virus. Une action, qui combinée à un soutien psychologique des patients infectés serait d’autant plus efficace. Car, d’après le Cese, un déficit criard a été noté au niveau du personnel spécialisé dans la prise en charge psychosociale.

 

Par ailleurs, des manquements auront été décelés lors du recensement des populations vulnérables enregistrées sur le registre national unique (Rnu.) De même que des omissions dénotées dans le cadre du programme de la carte de l’égalité des chances et des bourses familiales. Dans ce sillage, la houleuse question de la distribution de l’aide alimentaire au niveau des 552 communes a été évoquée. 

 

Pour Aminata Touré, « la pertinence de la stratégie consistant à acheter des denrées devrait être repensée. » Dans une série de remarques, le document de revenir sur les paramètres qui ont conduit à la lenteur décriée lors de la distribution de ces kits alimentaires. On y trouve le manque de moyens logistiques, le manque de prévisions pour accéder aux zones très enclavées et éloignées des chefs-lieux de département…

 

« Le Conseil note déjà certaines contraintes inhérentes aux procédures en vigueur dans la mise en œuvre technique du volet économique du Programme de Résilience économique et sociale »

 

Comme annoncé, le Cese en plus d’avoir accompagné le ministère de la santé et de l’action sociale dès le début de la pandémie, avec des dons en nature et en espèces. Entend jouer pleinement son rôle en sa qualité de grenier à propositions avant-gardistes et solutions viables pour une sortie de crise progressive. C’est du moins la mission que s’est fixée Mimi Touré qui voit à travers cette terrible pandémie, une opportunité pour le Sénégal et l’Afrique en général. Une opportunité pour tendre vers la souveraineté économique, alimentaire et sanitaire.

 

Rappelant que « L’urgence de la situation ne doit pas occulter le fait que, loin d’être non remboursables, les ressources du FORCE-Covid-19 sont des emprunts financiers dont les modalités d’octroi et de remboursement obéissent à des critères d’éligibilité qui mettent en avant la transparence, la visibilité, la viabilité, la sécurité et enfin la rentabilité. « Dans la même veine : « Le Conseil note déjà certaines contraintes inhérentes aux procédures en vigueur dans la mise en œuvre technique du volet économique du Programme de Résilience économique et sociale (PRES)… Le retard dans la mise en place des 802 milliards dédiés aux acteurs du secteur de l’économie, les lourdeurs administratives du processus de mise à disposition du fonds d’appui aux entreprises, la lente prise en charge des factures des PME et Pmi locales dans le règlement de la dette intérieure, le soutien effectif au secteur informel qui forme 80 % de l’économie nationale, l’insuffisance des montants affectés aux entreprises des sous-secteurs de l’hôtellerie et des transports, la vulnérabilité renforcée des acteurs des sous-secteurs de l’élevage et de l’aviculture.»

 

« L’importance de soutenir et d’accompagner le développement de l’agriculture familiale »

 

Enfin, l’importance de soutenir et d’accompagner le développement de l’agriculture familiale, plus favorable aux acteurs locaux et à l’élevage a été également souligné. De même que la pertinence de développer l’agrobusiness dont les productions sont destinées, pour l’essentiel, à l’exportation. En somme le Conseil de noter que cinq défis majeurs entravent l’essor de l’agriculture Sénégalaise : La problématique de la gestion du foncier, la disponibilité de l’eau en toute saison sur toute l’étendue du territoire, l’organisation et la formation des acteurs, l’accès au financement et la commercialisation des productions. 



Dakaractu

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