Congo-Kinshasa: 38ème JIPA – La RDC s’engage à améliorer les conditions de vie des peuples autochtones


Le monde entier a célébré ce dimanche 9 août la 38ème journée internationale des peuples autochtones (JIPA 2020). La veille, soit le samedi 8 août, la communauté nationale s’est donné rendez-vous au Jardin botanique de Kinshasa, à Gombe. Motif : commémorer la 38ème JIPA sous le thème « Identité et diversité culturelle des peuples autochtones à l’avant-garde du développement durable intégral ».

A cette occasion, Guy Mikulu, ministre délégué en charge des Affaires coutumières, a redit l’engagement du gouvernement de la République, celui visant à continuer à conjuguer des efforts pour l’amélioration des conditions de vie des peuples autochtones, la reconnaissance de leurs droits spécifiques et leur accès à tous les services sociaux de base.

Selon le ministre délégué, le thème de cette année « est totalement en phase avec les efforts que conjugue la RDC sous l’impulsion du chef de l’Etat Félix Tshisekedi vers l’atteinte d’ici 2030 de l’amélioration des conditions de vie des peuples autochtones (PA), à la reconnaissance de leurs droits spécifiques et leur accès à tous les services sociaux de base ».

Il reste convaincu que la considération humaine tant au niveau national qu’international de cette frange de la population congolaise sera accrue par des garanties juridiques sérieuses.

Pour cette raison d’ailleurs, son ministère a déposé à l’Assemblée nationale, depuis la législature de 2016, un projet de loi et celui portant ratification de la convention n°169 de l’Organisation internationale du travail (OIT). Cela, dans le souci d’ouvrir la voie de la restauration de cette communauté locale dans notre pays.

PA, c’est 5% de la population mondiale

Néanmoins, pense Guy Mikulu, cette panoplie de mesures idoines ne devrait exclure les efforts à fournir par eux-mêmes les peuples autochtones, car l’intégration et le développement des peuples autochtones demeurent un processus ardu.

Pour sa part, Mme Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, mentionne que depuis 1982, la journée internationale des peuples autochtones offre l’occasion unique d’attirer l’attention mondiale sur l’apport des peuples autochtones à l’édification de la paix et à la construction des sociétés durables et résilientes.

« En cette journée, nous nous employons à reconnaître et faire valoir que les peuples autochtones sont des détenteurs de savoir qui ont contribué à la préservation et à l’utilisation viable de la biodiversité et des écosystèmes terrestres», note-t-on dans ce message lu par Jean-Pierre Ilboudo, chef du bureau de Kinshasa et représentant de l’UNESCO en RDC.

Entretemps, lit-on par ailleurs, les personnes autochtones représentent 5% de la population mondiale, mais 15% des plus défavorisées de ce monde.

A l’échelle planétaire, elles sont confrontées à des difficultés considérables, y compris l’intensification des migrants, le handicap éducatif, la pression à l’assimilation culturelle, les déplacements forcés, la violence sexiste et autre forme de discriminations, la pauvreté ainsi que l’accès limité aux services de santé et d’information, à l’emploi et à l’internet.

Et pourtant, relèvent les Nations unies, les cultures autochtones possèdent d’innombrables connaissances cruciales pour la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), et en particulier pour la sauvegarde de l’environnement et de la biodiversité à l’échelle mondiale.

Aussi l’UNESCO s’efforce de préserver le patrimoine immatériel que représentent les compétences et les savoir-faire traditionnels ainsi qu’à sensibiliser à leur importance à travers des programmes tels que les systèmes des savoirs locaux et autochtones (LINKS), qui aident les gouvernements à instaurer des interfaces cruciales entre les communautés scientifiques et autochtones.



allafrica

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