Cameroun: Douanes – Comment renforcer la surveillance


Depuis hier, les acteurs de ce secteur participent à un forum à Nomayos, dans la Mefou-et-Akono afin de redéfinir la stratégie de protection d’entrée et de sortie des biens.

Occupées à d’autres missions, notamment l’implémentation de bonnes pratiques au sein de l’administration et surtout sur le désir de booster de façon significative la capacité de mobilisation de recettes assignées, les douanes avaient quelque peu mis en berne leur système de surveillance. Bien que des réflexions sur la redynamisation de cette fonction aient été menées, le directeur général des douanes, Fongod Edwin Nuvaga reconnait que la surveillance douanière a été reléguée au second plan. Il est aujourd’hui important « d’apporter des solutions stratégico-opérationnelles d’une surveillance douanière actualisée », a-t-il indiqué hier lors d’un forum organisé sur le sujet au Centre d’instruction douanière à Nomayos, dans la Mefou-et-Akono. Il a reconnu que certains outils stratégiquesmis en place n’avaientmalheureusement pas obtenu lesrésultats escomptés.

Pour le patron des Douanes,ce volet est encore plus d’actualité, si l’on considère l’instabilité accrue due aux formes de menaces observées aux différentes frontières, ainsi que l’apparition de foyers d’insécurité. L’intérieur du pays n’est pas épargné avec le trafic des espèces et essences protégés, d’armes, de médicaments, ainsi que celui des minerais et organes. « Il est nécessaire de se donner les moyens de la refondation de la surveillance et de la dynamisation », a martelé Fongod Edwin Nuvaga.Cette rencontre est donc l’occasion pour les acteurs de revoir la stratégie de surveillance en y apportant des solutions de fond, « rassurantes, ambitieuses, durables et innovantes ». Il faut dire que ces travaux de deux jours sont fondés sur neuf axes fondateurs de réflexions dont la maitrise permettra d’élaborer une instruction portant règlement général sur la surveillance douanière. Les travaux doivent être également guidés par un idéal, celui « de protection de la société et de développement économique par le biais d’un système d’intervention qui concilie les exigences de sécurité et de facilitation », explique Fongod Edwin Nuvaga.

Les priorités de la surveillance douanière sont sur quatre axes. Il s’agit du maillage complet du territoire pour une meilleure protection de la société et de l’environnement contre les trafics illicites transfrontaliers ; la dynamisation de la fonction de surveillance et de protection de l’espace économique national ; l’intensification de l’occupation du terrain par la mission Halte au commerce illicite pour mettre un terme aux importations de marchandises contrefaites ou introduites au Cameroun par la contrebande ; et enfin, l’appel au groupement spécial d’intervention douanière à redoubler de vigilance à procéder, sans faiblir, à la saisie systématique des marchandises introduites frauduleusement sur le territoire national.



allafrica

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