À Berlin, le légendaire club Berghain devient une galerie d’art durant la pandémie



Un couple de collectionneurs allemand investit le club de techno le plus célèbre de Berlin, fermé depuis mars. Les œuvres de pointures de l’art contemporain y seront exposées à partir du 9 septembre.

“Le Berghain est un club de techno unique au monde, un espace de liberté dont la porte est protégée par le videur le plus intransigeant de Berlin”, rappelle Die Welt. Avant de parler au passé : “Le club avait tant de succès et était une telle institution qu’il paraissait impensable que les lumières s’y éteignent un jour.”

Mais l’épidémie due au nouveau coronavirus est passée par là et, depuis le 11 mars, l’établissement, installé dans une ancienne centrale électrique désaffectée de Berlin-Est, est en sommeil. Il a cessé d’accueillir chaque nuit les quelque 1 500 danseurs et noctambules qui le remplissaient habituellement, et les 200 salariés qui faisaient vivre ce temple des nuits berlinoises sont au chômage partiel. “Tant qu’aucun vaccin n’est trouvé, l’existence du club est en péril, de même que celle de tous les clubs de la ville”, s’inquiète le quotidien berlinois.

De grands noms de l’art contemporain

Une petite note d’espoir ? C’est le New York Times qui, le 12 août, a annoncé la nouvelle : le Berghain rouvrira ses portes le 9 septembre, transformé en galerie d’art temporaire à l’initiative de Christian and Karen Boros, un couple de collectionneurs berlinois. “Plus de 80 artistes seront exposés, parmi lesquels Olafur Eliasson, Cyprien Gaillard, Tacita Dean, Wolfgang Tillmans, Rosemarie Trockel et Isa Genzken”, précise The Art Newspaper. Les visiteurs pourront admirer les œuvres que ces grands noms de l’art contemporain, tous installés dans la capitale allemande, ont produites durant le confinement.

Le public pourra arpenter les lieux à sa guise, sans crainte de se voir refouler à l’entrée par Sven Marquardt, le physio tatoué – et redouté – du club. Mais une chose est sûre, croit savoir Die Welt : “Il n’y aura pas de photos de l’exposition.” Car pour entretenir son aura de mystère, l’établissement a de longue date adopté une devise qu’il entend continuer d’appliquer (même s’il y a eu des exceptions lors d’une exposition sonore montée au creux de l’été) : “Ce qui se passe au Berghain reste au Berghain.”

Plus d’infos à cette adresse.





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