le débat sur le maintien de la monarchie plus vif que jamais



Avec le départ en “exil”, lundi 3 août, de l’ex-roi Juan Carlos, soupçonné de malversations, le débat rebondit sur l’opportunité d’instaurer une république. Il divise même la coalition de gauche au pouvoir. Mais une réforme constitutionnelle serait extrêmement compliquée, reconnaît le site Público, de gauche et républicain.

Les enquêtes d’opinion sur le système politique préféré des Espagnols se font rares. Depuis avril 2015, le Centre de recherches sociologiques (CIS) [qui dépend du gouvernement] n’interroge plus les citoyens sur la monarchie dans ses baromètres réguliers, pas plus que sur leurs préférences en matière d’organisation politique du pays.

Par ailleurs, au-delà de quelques initiatives citoyennes – le plus souvent locales et réalisées avec des moyens limités –, aucune consultation ni référendum n’a été mené qui permette d’évaluer la proportion d’Espagnols attachés à la monarchie actuelle ou favorable à un autre système. Pas plus que le niveau de polémique et de débat dont la question fait l’objet dans la société.

Une érosion du “régime de 1978”

Malgré cette absence d’évaluations, une partie du gouvernement, à commencer par son président, le socialiste Pedro Sánchez, assure de façon catégorique que “le pacte constitutionnel reste intégralement en vigueur”. Tandis qu’une autre partie, menée par Pablo Iglesias, deuxième vice-président du gouvernement – et leader de la gauche dite radicale de Podemos, fait le constat d’une érosion du “régime de 1978” et d’un débat sur sa perpétuation [en 1978, trois ans après la mort du dictateur Franco, l’Espagne se dote d’une Constitution démocratique]. Il affirme sans détour que “tôt ou tard, les jeunes instaureront une république en Espagne”.

Le départ d’Espagne de Juan Carlos, mis au pied du mur par les révélations et les enquêtes sur des irrégularités présumées dans la gestion de son patrimoine personnel, a donc porté le débat sur la monarchie jusqu’au cœur de la coalition au pouvoir, où les deux camps reconnaissent d’importants désaccords.

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Alexis Romero

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