Ados Ndombasi initie une question orale avec débat sur l’arrêt de la production du passeport, Marie Tumba Nzeza va devoir s’expliquer 


Le député Ados Ndombasi a, ce 30 septembre, adressé une question orale avec débat à la Ministre d’État, ministre des affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza sur la rupture de la production du passeport congolais.

Cet élu veut obtenir de la responsable de la diplomatie congolaise les informations sur la non production du passeport congolais. S’appuyant sur le principe selon lequel gouverner c’est prévoir, Ados Ndombasi demande à la ministre d’État si « veiller à ce que tout service fourni au peuple congolais ne souffre d’aucune interruption n’est-il pas de son devoir en tant que gouvernement ».

D’où, suppose-t-il que ce devoir revient aussi à la ministre d’État Marie Tumba et à ses services surtout aussi sur la gestion de passeports avec beaucoup plus de rigueur au regard  du coût prohibitif du passeport congolais.

Cet élu de la Funa à Kinshasa s’inquiète du sort des congolais notamment étudiants qui ont obtenu des bourses pour poursuivre leurs études à l’étranger, des commerçants, des congolais de la diaspora privés de mouvements faute de passeports.

 » De ce qui précède, qu’il me soit permis, Madame la Ministre, au nom du peuple congolais, d’exiger de vous les réponses claires et précises aux questions suivantes :

1. Pourquoi SEMLEX ne produit plus de passeport congolais ?

2. Un audit de l’exécution du contrat avec SEMLEX a-t-il été ou sera-t-il effectué ?

3. A ce jour quelle entreprise congolaise A la charge de la production du passeport congolais ?

4. Alors que le contrat prévoyait qu’à l’échéance il y ait transfert de compétence et de technologie avec l’Etat congolais, qu’en est-il de ce transfert ?

5. L’état congolais a-t-il mis à la disposition de SEMLEX, le personnel censé prendre la relève ?

6. Le peuple peut-il disposer d’une copie de ce contrat et comment a-t-il été exécuté ?

7. Dans combien de temps pensez-vous que vos services reprendront la production du passeport ?

8. Maintenant que SEMLEX ne fait plus partie du partenariat, le prix du passeport va-t-il baisser et de quel ordre ?

9.Pourquoi ne pas promouvoir nos propres services en confiant ce marché à l’hôtel des monnaies qui ,nous pensons ,a pu mettre à jour sa technologie ? » lit-on dans sa correspondance à ministre d’État.

Et d’ajouter: 

 » Vos réponses exhaustives à ces questions éclaireront la lanterne de l’opinion publique et renforceront la culture de la redevabilité dans notre pays ».

Pour rappel, le contrat qui liait la RDC au Consortium des Sociétés du Groupe SEMLEX pour l’implémentation d’un système d’identification biométrique national intégrant la production des passeports électroniques biométriques en mode Build, Operate and Transfert (BOT) a pris fin le 11 juin 2020.

Par ailleurs, un autre aspect du dossier du passeport congolais se trouve également en justice (tribunal de commerce de Kinshasa/Gombe). 23 citoyens congolais dont des activistes membres de la campagne « le Congo n’est pas à vendre », considèrent qu’à 185 USD le passeport de 15 feuillets coûte cher. Ainsi, ils ont attaqué en justice le contrat entre la RDC et la société Locosem Sarl. Les plaignants notent le caractère scélérat de certains articles du contrat attaqué qui, outre l’investissement qui serait surfacturé au trésor public à hauteur de 222 085 285 USD et les coûts usuraires mis à charge de la deuxième assignée, les a dépouillés de 185 USD chacun pour l’achat du passeport.  Ils considèrent que la société Locosem Sarl, prise en la personne de Mme Luci Pemba Hullebroeck, son gérant, et les sociétés mères du consortium Semlex empochent 65% du prix soit 120 USD le carnet, la RDC n’en a que 35% parce que la procédure légale d’appel d’offres recommandée par l’autorité de régulation des marchés publics (ARMP), comme l’avait exigé le Premier ministre Matata Ponyo, n’aurait pas été respectée.

 Berith Yakitenge



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