Afrique Centrale: Lutte contre le terrorisme dans le bassin du Lac Tchad – Synergie renforcée entre les forces


Le commandant de la Force multinationale mixte, le Général de division Ibrahim Manu Yusuf, est venu à Maroua rencontrer les autorités camerounaises à ce sujet.

Des huis-clos et des rencontres en plénière avec les autorités administratives, la société civile, les médias et les chefs des opérations militaires engagées dans la lutte contre Boko Haram. Voilà ce qui a constitué la visite de terrain du général de division Ibrahim Manu Yusuf, commandant de la Force multinationale mixte, à Maroua du 30 septembre au 4 octobre 2020. L’objectif global est de monter en puissance pour donner le coup de grâce à Boko Haram et tourner la page de ce combat qui a commencé depuis le 17 mai 2014. De manière spécifique, a indiqué le général de division Ibrahim Manu Yusuf, il est question de renforcer la synergie entre les forces nationales et la Force multinationale mixte engagées au front. Si au Nigeria on parle de Lafia Dollé, au Cameroun nous avons les Opérations Emergence 4, Alpha du Bir et bien évidement les forces de défense et de sécurité placées sous le commandement du général de division Saly Mohamadou, commandant la 4e région militaire interarmées (RMIA4).

Aujourd’hui dans la lutte contre Boko Haram, si les résultats sont bons, il n’est pas question de baisser la garde. « Ces terroristes ont encore quelques capacités de nuisance, notamment dans les Monts Mandara et certains petits villages où ils ont beaucoup de complicités à cause des affinités religieuses et ethniques. Mais, leur capacité de nuisance est faible. », souligne le commandant de la RMIA 4. D’où la nécessité d’une bonne collaboration entre la FMM, force sous-régionale et les opérations nationales. La visite de courtoisie rendue au gouverneur de la région de l’Extrême-Nord a permis de faire le point. A bâton rompu, les autorités administratives et militaires ont dressé, de manière froide, un état des lieux de la situation sécuritaire dans le secteur N°1 de la FMM basé au Cameroun. C’était l’occasion pour Midjiyawa Bakari d’évoquer la situation des réfugiés et des déplacés du fait des exactions de Boko Haram.

Cette volonté d’en découdre avec Boko Haram s’explique aussi par la diversité des responsables militaires dans la suite du commandant de la FMM. L’on a aperçu le colonel Kouma Koussidi du Tchad, le colonel Tanko de la République fédérale du Nigeria, le colonel Foumane Dongo du Cameroun, le colonel Amouzoun Martines du Bénin, le colonel Abdoul Mara du Niger et le capitaine Kabir du Nigeria. Les multiples rencontres tenues ont permis d’élaborer des stratégies pour venir à bout de la secte terroriste.



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