après le Covid-Organics, le président annonce une gélule anti-Covid



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Le président malgache Andry Rajoelina l’annonçait ce dimanche dans un discours, Pharmalagasy a débuté la production d’une gélule qui pourrait« guérir le paludisme, la dengue et le Covid-19 ». Cette fois, le médicament, appelé CVO+, est à base d’une plante, l’artémisine, comme le Covid-Organics. Les responsables malgaches promettent des preuves scientifiques de son efficacité.

Avec notre correspondante à Madagascar, Jeanne Richard

Une gélule matin, midi et soir pour éviter d’avoir la Covid-19. C’est la promesse faite par le CVO + qui n’attend plus qu’un dernier arbitrage sur son prix pour être mis en vente. 20 000 flacons sont déjà produits chaque jour à l’usine Pharmalagasy.

Pierre Raoelina en est le directeur général et décrit le produit : « Sur le CVO+, il y a deux variantes. Il y en a une qui est présenté comme préventive et l’autre qui est une version curative. Pour l’instant ce que nous lançons sur le marché, c’est la version préventive. »

Pierre Raoelina, directeur général de Pharmalagasy, présente le CVO+

Pas de preuves scientifiques

Pendant des mois, le chef de l’État de la Grande île, Andry Rajoelina, a fait la promotion d’une tisane, Covid-Organics, pour prévenir et traiter la maladie causée par le coronavirus. L’OMS, très sceptique, n’a jamais conseillé ce remède car sans preuve scientifique. Et comme pour la tisane, aucun test scientifique ne prouve l’efficacité du CVO + préventif : « Fort de l’expérience du Covid-Organics, si on veut en faire bénéficier d’autres publics, il faut absolument que nous apportions des preuves scientifiques », ajoute Pierre Raoelina.

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Un essai clinique de phase 3 devrait débuter d’ici quelques jours sur 120 patients pour tester le CVO+ curatif, sensé aidé à guérir le Covid-19. Pharmalagasy espère des résultats à cet essai clinique d’ici 2 mois.

Le Pr Jean-Baptiste Nikiema, en charge des médicaments essentiels à l’OMS Afrique reste prudent : « Nous n’avons pas de documentation sur cette pilule. Donc il sera difficile pour nous d’en dire plus sur les détails. Par exemple, sur les aspects qualité ou sur les aspects innocuité/efficacité. »

Pharmalagasy dit désormais vouloir se rapprocher de l’OMS pour s’assurer que l’essai clinique réponde aux standards scientifiques internationaux et puissent lever le doute sur ce nouveau remède.

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rfi

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