À Singapour, des primes pour encourager les naissances en plein Covid-19



Afin d’éviter que des couples renoncent à devenir parents à cause du coronavirus, le gouvernement de l’État asiatique a annoncé qu’il mettrait en place une prime pour tous les nouveau-nés pendant la pandémie.

Avec 1,1 enfant par femme en moyenne en 2018, c’est un des pays qui présente le taux de natalité le plus bas. “Singapour s’est battu pendant des décennies pour encourager sa population à faire plus d’enfants, rappelle le quotidien britannique The Guardian. Les gouvernements successifs ont offert des subventions en espèces, des aides préscolaires, et ont même organisé des événements pour faire rencontrer des couples.”

Néanmoins, ces efforts n’ont pas suffi à relever le taux de natalité, qui, à cause de la pandémie, risque de chuter encore davantage. “Le Covid-19 a poussé certains futurs parents à reporter leur projet de parentalité”, a expliqué lundi 5 octobre le vice-Premier ministre de Singapour Heng Swee Keat, qui a ensuite annoncé qu’une prime économique pour les parents qui décideraient de donner naissance à un bébé pendant la pandémie serait mise en place.

L’entité de ce “coup de pouce” n’a pas encore été précisée, mais comme l’affirme The Guardian “il sera fourni en plus du bonus déjà existant de 6 226 €”.

Comme le souligne de son côté la BBC, “beaucoup d’autres pays asiatiques affrontent des problèmes semblables à ceux de Singapour, analyse le site de la chaîne de télévision britannique. Cette année, le taux de natalité de la Chine est tombé à son niveau le plus bas depuis la création de la République en 1949, par exemple.”

Mais toutes les nations de ce continent ne sont pas dans ce cas de figure. Les Philippines, affrontent en effet le problème inverse. Car du côté de Manille, explique la BBC, “si les restrictions liées à la pandémie ne seront pas levées, on prévoit que les grossesses non désirées devraient augmenter de moitié au moins d’ici à la fin de l’année.”





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