Cameroun: Catastrophes dans l’Extrême-Nord – Des sapeurs-pompiers en mission de prévention


Le général de brigade Mahamat Ahmed, commandant du Corps national des sapeurs-pompiers était dans cette région la semaine dernière.

Des maisons construites dans les bas-fonds. D’autres sur des flans des montagnes, des zones à fort risque d’inondation. Des rivières bouchées à cause de l’action de l’homme empêchant l’eau des pluies de circuler normalement. Autant de de situations, sources de catastrophes, non seulement dans la ville de Maroua, mais dans toute la région de l’Extrême-Nord, surtout avec les pluies abondantes de cette année. C’est à l’effet d’évaluer cette situation dans le but d’anticiper et proposer des conseils utiles aux autorités administratives et municipales que le commandant du Corps national des sapeurs-pompiers, le général de brigade Mahamat Ahmed, a conduit une mission du 20 au 24 septembre dernier dans la région de l’Extrême-Nord.

Cette visite de travail qui l’a conduit particulièrement dans les villes de Maroua et Maga lui ont permis de faire une évaluation exhaustive des sites critiques liés aux inondations et aux éboulements de terrain. En plus de cette descente de terrain, l’équipe conduite par le commandant du Corps national des sapeurs-pompiers a eu une séance de travail faite avec le maire de ville de Maroua. Le Dr Sanni Babani a saisi l’opportunité pour expliquer aux sapeurs-pompiers toutes les difficultés de sa mairie face installations anarchiques des populations, l’occupation des zones à risque, l’incivisme des populations qui viennent aggraver des situations déjà pas très luisantes dans les conditions de vie des populations. En bref, le général de brigade Mahamat Ahmed retiendra qu’ « il y a beaucoup de chose à faire à Maroua pour réduire les risques de catastrophe. Nous ferons des rapports à qui de droits pour améliorer la situation et nous ne ménagerons aucun effort pour faire ce qui relève de notre compétence », a-t-il indiqué.

Pour le commandant du 40e groupement de sapeurs-pompiers, commandant Patrick Djaouyang Djorwé, « le cliché des risques de catastrophes dans la ville de Maroua n’est pas luisant. A l’incivisme des populations il faut ajouter les constructions anarchiques qui constitut un véritable frein en cas de besoin d’intervention, il faut donc que les autorités chacun en ce qui le concerne s’impliquent pour améliorer la situation », souligne le pompier. C’est avec un air d’une mission bien accomplie que l’équipe du général de brigade Mahamat Ahmed est partie de l’Extrême-Nord avec des engagements qui, s’ils sont tenus, permettront aux populations d’être moins exposées aux catastrophes naturelles. Avant de les quitter il leur a offert un don en matériels d’intervention, fruit de la coopération avec la France.



allafrica

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